Les podcasts Profpower sont destinés à tous ceux qui s’intéressent à la pédagogie ! Ils donnent la parole à des professeurs et vous propose une bonne dose d’inspiration ! Aujourd’hui, nous vous parlons de laclasse flexible. Ce podcast est animé par Ophélie Gibert. Elle est professeure de français et rédactrice au Livrescolaire.fr. Une maison d’édition qui publie des manuels innovants et collaboratifs pour le collège et le lycée.
🧑🏼🏫 | Aujourd’hui, nous donnons donc la parole à Cécile Baraton, enseignante d’Histoire-Géographie et EMC, au collège Olivier Messiaen, dans l’académie de Nantes. Elle a accepté de partager avec nous son expérience. Bonne écoute !
Alors, si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez en savoir plus sur la classe flexible, nous vous conseillons de lire notre article consacré à ce sujet en vous rendant juste ici ! Vous pourrez retrouver des astuces et des ressources afin de mettre en place ce dispositif.
Vous pourrez également retrouvez les témoignages de Cécilia Lavanant et Nathalie Bernard, toutes deux professeures de mathématiques.
N’hésitez pas à nous laisser un commentaire pour dire ce que vous avez pensé de cet épisode !
Écrivez-nous à profpower@lelivrescolaire.fr si vous menez des projets que vous aimeriez partager avec nous dans les podcasts Profpower. 😉
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde. Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge un élève allophone ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Aujourd’hui, nous donnons la parole aux élèves ! Bashar a accepté de nous raconter son parcours.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Bashar. Je suis de nationalité syrienne et je suis né à Raqqa. Je suis arrivé en France début 2017. Je suis resté environ un an à Ferrette (68), au sein de l’association Voisins d’Ailleurs, pour ma rentrée en classe de quatrième. Puis, en troisième, je me suis installé à Mulhouse. Actuellement je suis élève en terminale et je finis mon bac. STI2D (Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable).
Es-tu arrivé directement en France ou y a-t-il eu des étapes dans ton voyage ?
Je suis d’abord passé par la Turquie, à Ankara, pour aller prendre le bateau jusqu’à une île grecque, Santorin. Ensuite, nous sommes partis à Athènes et nous y sommes restés un an. Nous sommes ensuite arrivés en France, en avion.
Quelles sont les aides que tu as reçues, en arrivant en France, pour progresser en français et redevenir élève ?
Au collège, on avait des cours de FLE. D’abord 6 heures par semaine la première année, puis 3 heures. Cela m’a beaucoup aidé à progresser. Au bout de deux ans, j’ai obtenu mon DELF (Diplôme d’Études en Langue Française).
Au sein de l’association Voisins d’ailleurs, il y avait également des professeurs qui nous aidaient à apprendre la langue. C’était vraiment bien.
Chez moi, sur les conseils de mes parents, j’ai aussi regardé des cours sur Youtube pour m’aider à progresser.
Je dirais que j’ai mis un an et demi, à peu près, à pouvoir m’exprimer correctement et comprendre ce que l’on me disait en français.
Quelles sont les plus grandes difficultés que tu as rencontrées en tant qu’élève en arrivant à l’école en France ?
Apprendre la langue a été la première grande difficulté car en Syrie je n’ai pas appris le français. J’ai dû commencer de zéro ! J’ai trouvé également que les matières littéraires étaient compliquées. Je suis plus à l’aise en sciences.
Ce n’était pas non plus facile pour moi lorsque je suis arrivé, car les professeurs nous proposaient les mêmes cours qu’aux autres élèves de la classe. Par exemple, il n’y avait pas de contrôles adaptés. Il a fallu que je m’intègre rapidement.
Tu parles de contrôles adaptés, as-tu d’autres idées à proposer pour améliorer l’intégration des élèves non francophones dans les écoles françaises ?
Je pense qu’il est important que le professeur prenne le temps de venir réexpliquer les consignes afin que l’élève comprenne ce qui est attendu dans l’exercice. Il y a quelques professeurs qui l’ont déjà fait pour moi.
En Histoire également, il y a une de mes professeurs qui nous préparait des fiches de révisions : des résumés du cours avec des mots simples à comprendre. Cela m’a beaucoup aidé pour réviser mes leçons.
Quel est ton projet professionnel ?
Quand j’étais petit, je rêvais d’être médecin mais après j’ai réalisé que c’était beaucoup d’années d’études et j’ai changé d’avis ! Actuellement, je m’intéresse beaucoup aux nouvelles technologies. J’ai d’ailleurs été accepté en IUT pour faire un BUT GEII (Génie Électrique et Informatique Industrielle) sur trois ans et ensuite je souhaite intégrer une école d’ingénieur pour travailler dans l’automatisme robotique.
Les podcasts Profpower sont destinés à tous ceux qui s’intéressent à la pédagogie ! Ils donnent la parole à des professeurs et vous propose une bonne dose d’inspiration ! Aujourd’hui, nous vous parlons des dispositifs UPE2A. Ce podcast est animé par Ophélie Gibert. Elle est professeure de français et rédactrice au Livrescolaire.fr. Une maison d’édition qui publie des manuels innovants et collaboratifs pour le collège et le lycée.
🧑🏼🏫 | Aujourd’hui, nous donnons donc la parole à Sophie Pecqueur, enseignante en UPE2A, au collège Descarte, dans l’académie de Lille. Elle a accepté de partager avec nous son expérience. Bonne écoute !
Alors, si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez en savoir plus sur l’inclusion des élèves allophones, nous vous conseillons de lire notre article consacré à ce sujet en vous rendant juste ici ! Vous pourrez retrouver des astuces et des ressources afin d’accompagner au mieux les élèves allophones.
La vidéo sur le projet de Sophie Pecqueur : “Ateliers théâtre d’objet dans une classe UPE2A” est disponible ici.
Vous pourrez également retrouvez une série de témoignages d’enseignants et d’élèves allophones en vous rendant sur cet onglet du blog.
N’hésitez pas à nous laisser un commentaire pour dire ce que vous avez pensé de cet épisode !
Écrivez-nous à profpower@lelivrescolaire.fr si vous menez des projets que vous aimeriez partager avec nous dans les podcasts Profpower. 😉
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde. Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge ces élèves ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Nous inaugurons ce recueil d’expériences avec Raphaël Seve, professeur de Lettre-Histoire et Géographie, au Lycée professionnel Simon Lazard (Sarreguemines).
Combien d’élèves allophones avez-vous à charge cette année ?
Quel niveau scolaire ont-ils ?
J’avais plusieurs élèves allophones lorsque je travaillais au Lycée des Métiers Benoît Fourneyron, à Saint-Étienne. Au lycée Simon Lazard, j’en ai une, en pâtisserie. Elle est plus âgée que le reste de sa classe. En Première, ils ont 16 ans, 17 ans, Dahlia en a 21. Il y a un décalage.
Elle est Irakienne. C’était une très bonne élève, qui suivait une scolarité dans son pays. Lorsque l’on discute avec elle, on s’aperçoit très rapidement qu’elle a de grandes capacités.
Quel est le suivi et quelles sont les perspectives pour ces jeunes ?
Sur mon ancien poste, une structure avait été mise en place. Dans mon poste actuel, il n’y a pas de dispositif dédié aux allophones. Lorsque les élèves arrivent, ils intègrent une formation d’un an et après, quelle que soit leur évolution, il n’y a plus de prise en charge. On envoie ces élèves en lycée professionnel, ils vont aller jusqu’en Terminale, car il n’y a plus de redoublement. Mais en Terminale, ils échouent et ensuite il n’y a plus de suivi.
Il y a une distinction importante à faire au niveau de l’âge. Peut-être qu’au collège ils ont encore des facilités, au niveau de l’apprentissage, pour apprendre une nouvelle langue. Mais, j’imagine qu’à 20 ou 21 ans, c’est vraiment très compliqué…
Je pense également, sans surprise, qu’il n’y a pas assez de moyens. On fait tous le même constat.
Qu’en est-il pour Dahlia ?
Dahlia avait un projet professionnel en Irak et une fois arrivée en France, il a fallu tout réapprendre. Elle s’est retrouvée en pâtisserie par hasard. Elle ne se destinait absolument pas à travailler dans ce secteur. C’est une élève brillante qui avait plutôt prévu de longues études. Ce n’est pas évident pour elle, car en arrivant en France à 17 ans, elle part avec beaucoup de handicaps.
Les expériences en entreprise se passent bien pour Dahlia même si elle rencontre des difficultés avec les termes techniques. Bien que ce ne soit pas ce qu’elle souhaite faire, elle s’applique. Souvent ce sont les professeurs en pâtisserie qui lui trouvent des stages. Ils demandent régulièrement à des amis et des collègues des personnes de confiance. Ainsi ils peuvent expliquer le profil de l’élève et c’est souvent des pâtissiers qui sont très patients. Elle n’est pas livrée à elle-même. Il y a une vraie volonté de la part de l’équipe pédagogique d’accompagner les jeunes dans leur insertion professionnelle, ne pas les laisser livrés à eux-mêmes.
Avec un baccalauréat professionnel, elle aura la possibilité de faire des études supérieures, mais ce qui va être compliqué pour elle c’est qu’elle a déjà 21 ans.
Comment adaptez-vous vos pratiques et quelles difficultés rencontrez-vous ?
Ce n’est pas toujours évident. À l’écrit, Dahlia se débrouille vraiment très bien. Par contre, au niveau de l’oral, c’est plus compliqué. Elle est vraiment très timide.
En plus, en arrivant en première, on étudie des textes compliqués. Je n’ai pas trop de solutions parce que quelque part il faut bien que j’avance dans mon programme. C’est important pour les autres. Je rencontre beaucoup de difficultés, car je n’ai pas de temps à lui accorder. Je tente au niveau de mes cours de consacrer plus de temps avec elle.
Dahlia est en binôme avec une très bonne élève qui l’aide beaucoup dans la compréhension des consignes et qui l’assiste durant l’activité. Elle a également mon adresse e-mail et m’envoie souvent des messages quand elle ne comprend pas un travail à la maison. En classe, je lui allège les activités : elle ne réalise que ce qu’elle comprend. Je l’interroge régulièrement pour la pousser à participer.
Je regrette néanmoins qu’il n’y ait pas d’Auxiliaire de Vie Scolaire pour l’épauler. C’est un vrai problème et la plus grande difficulté à laquelle je suis confronté : lui accorder du temps durant la séance.
C’est une classe de Première section Pâtisserie. Ils sont douze élèves, mais tous ont un profil particulier et n’ont pas forcément un niveau scolaire bien meilleur que celui de Dahlia. On a l’impression de ne pas trouver le temps pour chacun. C’est dommageable, de mon point de vue. Au niveau des méthodes, j’y réfléchis vraiment tous les jours dans ma pratique : comment améliorer les choses ? Ce n’est vraiment pas évident.
Des moyens vous ont-ils été accordés pour remédier à vos difficultés ?
L’établissement a accordé vingt-cinq heures tremplins pour accompagner cette élève. Du coup, ce qu’on est en train de faire avec Dahlia, c’est une sorte de dictionnaire avec les lettres de l’alphabet. À chaque lettre, elle doit me dire un mot auquel elle pense. Ensuite, elle m’écrit un texte en faisant du mieux qu’elle peut. Puis, on le reprend ensemble. On voit ce qui a été dans la tournure des phrases, au niveau de la langue. Curieusement, elle apprend extrêmement bien l’orthographe. C’est la seule élève qui ne fait pas de fautes dans la classe ! Nous sommes très étonnés avec le documentaliste, car elle nous a écrit des lettres où effectivement, elle ne fait aucune faute d’orthographe ! Elle a très vite acquis la gymnastique grammaticale. Par contre, il y a des mots qui nous semblent évidents qu’elle ne maîtrise pas. On essaye de travailler le vocabulaire. C’est en ça que l’exercice du dictionnaire est très intéressant.
Extraits du dictionnaire de Dahlia
C’est un processus long, mais il lui permet de voir qu’on s’intéresse à elle. Nous souhaitons ensuite le faire éditer, l’imprimer en livre. Elle a décidé de l’appeler « Mon Chemin ». Le but est qu’elle aille le présenter devant la classe pour essayer de l’intégrer.
Justement, quelle relation entretient Dahlia
avec les autres élèves de la classe ?
Elle n’est pas forcément bien intégrée dans la classe. Les autres sont très bienveillants avec elle, ce n’est pas le souci. Mais il y a un côté stigmatisation, ils ne la traitent pas comme une adolescente ordinaire. C’est quelque chose qui l’énerve. Dahlia se sent vraiment à part. Elle a l’impression qu’on la traite comme une enfant alors qu’elle est plus âgée que le reste du groupe.
Quelles sont les ressources que vous utilisez ?
J’ai découvert Genially. Je suis en train de travailler dessus avec une collègue de Saint-Étienne. On a fait une séquence sur Au Bonheur des dames. Les élèves ont des difficultés de lecture alors on a inclus des enregistrements audio. Lorsqu’ils ont des textes à retravailler et qu’ils sont à la maison, les allophones peuvent avoir l’audio en support. Il s’agit d’extraits de lecture que nous avons découpés à partir de vidéos YouTube. Ainsi ils ne sont pas obligés de lire tout le temps seuls dans leur tête, ils peuvent mettre l’audio lorsqu’ils font le travail à la maison. On tente de trouver des solutions pour que tous les élèves puissent faire le travail demandé.
L’avantage que nous avons en Moselle c’est que tous les élèves de lycée sont équipés d’un ordinateur. Nous sommes très axés vers le numérique. Il y a aussi des inconvénients, car il y a des élèves qui ne veulent plus écrire sur un cahier. Mais, globalement, on se dit que c’est une bonne manière de travailler. Je tente de prendre des solutions d’un peu partout. On essaye à notre niveau d’aider chacun.
En quoi est-ce enrichissant de travailler avec des élèves allophones ?
On a des chapitres en Histoire où justement on parle beaucoup des migrations et je leur demande dans ce cas s’ils ont envie de raconter leur parcours. L’année dernière dans mon ancien établissement, à Saint-Étienne, par exemple, un élève m’a répondu qu’il ne souhaitait pas en parler. Il n’y a aucun problème.
Mais souvent, je me rends compte qu’avec les élèves allophones lorsqu’un feeling se crée ce sont les meilleurs. Ils ont envie parce qu’ils savent très bien la chance qu’ils ont d’aller à l’école. L’an dernier au Lycée des Métiers Benoît Fourneyron, je me souviens très bien, j’en avais deux et, à chaque fois qu’il y avait du bruit dans la classe, ils s’énervaient. Ils disaient aux autres : « Mais arrêtez ! On a envie d’apprendre nous ! On est là pour apprendre, on n’est pas là pour faire n’importe quoi ! ». Je trouvais ça très intéressant comme réaction. Même s’ils ne sont pas dans la voie qu’ils souhaitent, il y a une volonté de savoir et de réussir.
Ce que j’aime avec la voie professionnelle, c’est qu’on a une relation très complice avec les élèves. Je trouve qu’ils en ont d’ailleurs besoin, car d’un point de vue plus général, ce sont des adolescents avec des profils sociaux souvent très compliqués. Ils se raccrochent beaucoup à nous. Il y a vraiment une relation très spéciale.
Pouvez-vous nous raconter un souvenir marquant avec un(e) élève allophone ?
C’était en 2017, les élèves devaient remplir une carte : nommer une région et sa préfecture. Nous avons évoqué les Antilles lors d’un cours d’Histoire. À la place de « Dijon », l’élève a écrit « Guadeloupe ». Je lui ai alors signifié que si la Guadeloupe était aussi proche de Lyon, j’y serais tous les week-ends avec ma femme. ! Je me souviens avoir beaucoup ri avec lui de cette réponse.
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde (FLE). Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge ces élèves ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Aujourd’hui, découvrons le témoignage de Laëtitia Riche, professeur de Lettres Modernes dans l’académie de Grenoble.
Comment êtes-vous devenue professeure de FLE
et pourquoi avoir fait ce choix ?
Lors de mon arrivée au collège Revesz-Long à Crest (26), en 2018. Des élèves yézidis sont arrivés dans ma classe un matin, sans que l’équipe pédagogique soit prévenue. Je me suis rapidement rendue à la vie scolaire pour savoir qui étaient ces enfants. J’ai obtenu une formation en urgence au CASNAV à Grenoble, en alphabétisation.
Je les ai pris en charge, car personne ne voulait s’occuper des heures de FLE et cette situation m’affectait. Ce n’était pas possible pour moi que ces enfants restent sans aménagement. J’avais reçu quelques cours de FLE à l’université et j’avais une sensibilité pour les langues, le plurilinguisme et les langues minoritaires. En parallèle de ma carrière dans l’Éducation Nationale, j’ai mené une thèse durant sept ans en socio-linguistique sur les langues minoritaires et langues régionales.
Combien d’élèves allophones avez-vous pris en charge durant cette année à Crest ?
J’avais une dizaine d’élèves à charge avec des profils différents : des Kurdes de la communauté yézidi, des enfants de la communauté du voyage et un jeune africain qui avait déjà bénéficié d’une année de FLE.
Depuis cette expérience, je suis amenée à prendre en charge régulièrement quatre ou cinq élèves allophones. Il m’arrive également de compléter le travail du professeur de FLE, car les élèves allophones sont placés en priorité dans mes classes. L’année dernière, par exemple, j’ai aidé un Malien et un Congolais avec des cours d’alphabétisation.
Pensez-vous que votre parcours universitaire soit un avantage pour l’enseignement du FLE ?
Oui, bien sûr. Je prends en considération leur langue maternelle, même si je ne la connais pas. Pour les élèves yézidis, j’avais fait beaucoup d’activités autour de leur langue maternelle. Il s’agit de prendre en compte d’où ils viennent d’un point de vue social, la situation dialectale du pays, de la détresse linguistique dans laquelle les élèves se trouvent.
Je pense que ce n’est pas simplement mes études de socio-linguiste. Nous nous sommes rendus compte avec les autres professeurs de FLE, en nous basant sur les études qui ont été menées en sociolinguistique et en FLE, que notre langue maternelle influe beaucoup sur nos apprentissages.
Quelles sont les plus grandes difficultés que vous rencontrez ?
Sans hésitation, l’immersion en classe soudaine. Nous ne sommes pas informés, la plupart du temps, la veille. Il n’y a donc aucune préparation. On ne nous laisse pas le temps de nous retourner pour trouver des solutions. C’est une situation qui met en panique toute l’équipe pédagogique. On se retrouve dans une situation inconcevable : avoir des élèves en face de soi sans avoir aucune activité adaptée.
Il faut aussi souligner le fait qu’il n’y a quasiment aucun document pédagogique. Nous sommes en permanence en train de faire du bricolage.
Quels sont les types d’activités que vous mettiez en place avec vos élèves ?
Je pars du principe que je ne mets pas les élèves allophones de côté en classe entière. Parfois, je n’ai pas d’heures appropriées pour m’occuper d’eux, c’est uniquement durant mes temps de cours. Les élèves allophones n’ont pas de documents différents. Je m’appuie sur les activités que je propose à l’ensemble du groupe. Selon leur niveau, je m’adapte.
Par exemple, pour l’alphabétisation : découvrir repérer le son [a] ou le son [o]. Je leur demande de l’entourer sur la feuille que j’ai distribuée à l’ensemble de la classe. À partir de cette fiche, on crée ensuite des listes de mots.
Lorsqu’ils sont déjà alphabétisés, je leur demande de reconnaître les mots simples et petit à petit, j’augmente le niveau : formation de phrases, reformulation de ce qu’ils ont compris à l’oral, même s’il ne s’agit que de quelques mots, etc.
Après, en cours de FLE, j’ai essayé d’acheter ce que j’ai pu pour l’écriture et la formation des lettres. Le problème, c’est que c’est très infantilisant. Tout ce que je trouve est du domaine de la maternelle, sauf qu’il est impossible de proposer ce type de contenu à des élèves entre 11 et 15 ans. J’ai entrepris un travail de remaniement des activités de cycle 1 et 2.
Régulièrement, je leur demande de réaliser un petit dialogue à partir de ce qu’ils connaissent en français. On part de cette discussion pour étudier le verbe “être”, le verbe “avoir”, etc. Je me sers des acquis des élèves pour construire la séance. Mais aussi de ce qu’ils connaissent dans leur langue. Par exemple, certains sont scripteurs en arabe ou en kurde. Partir de la lettre dans leur alphabet d’origine pour savoir ce qu’elle devient dans l’alphabet latin. Souvent, il y a même des ressemblances.
Les élèves que vous avez eus en classe étaient-ils scolarisés avant leur arrivée en France ?
J’ai eu les deux cas de figure avec des niveaux bien différents. Jusqu’à présent, j’ai toujours fait beaucoup d’alphabétisation.
Souvent, les jeunes ont été scolarisés dans des écoles coraniques, ce qui sous-entend qu’ils sont scripteurs. En d’autres termes, ils savent écrire, mais ils ne savent pas décoder. Ils sont uniquement capable de recopier. C’est une chose à laquelle il faut faire très attention, car on peut se dire : “Ça y est, c’est gagné, il sait faire les lettres et les formes.” Mais finalement, il n’est pas apte à rentrer en situation de production.
Pour les enfants du voyage, on est sur une scolarité en pointillés. Il s’agit de faire beaucoup de remises à niveau.
J’ai eu à peu près toutes les situations possibles… Le seul cas de figure que je n’ai pas rencontré, c’est l’élève allophone qui a un niveau scolaire égal à celui d’un jeune français et qui a uniquement des difficultés au niveau de la langue. J’ai toujours eu des cas beaucoup plus problématiques de migrations.
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde. Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge ces élèves ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Aujourd’hui, nous retrouvons Hervé Lefebvre, enseignant de Physique-Chimie dans l’académie de Strasbourg et bénévole à l’association Voisins d’ailleurs. Il nous partage son expérience auprès des élèves allophones.
Quand avez-vous été amené à travailler avec des élèves allophones ?
Dans quel contexte ?
Je suis bénévole de l’association Voisins d’ailleurs, dans un centre d’accueil de demandeurs d’asile à Ferrette (Haut-Rhin). Je fais partie de l’équipe qui assure des séances de soutien scolaire. C’est à partir de ce moment-là que j’ai été amené à travailler avec des élèves allophones. Je n’avais aucune connaissance en la matière. L’objectif était de faire du soutien scolaire en sciences, essentiellement en mathématiques, mais pas nécessairement d’enseigner le français.
Comment et quand avez-vous intégré cette association ?
Au début, je voyais ce flux migratoire venant de Syrie et je me demandais ce que je pouvais faire. Cette association a été montée fin 2016.
Finalement, en 2017, je suis venu un jour apporter des étagères dont je n’avais plus besoin et la vice-présidente de l’association m’a abordé en me demandant si j’aimerais être bénévole et donner des cours. J’ai tout de suite répondu que je n’étais pas professeur de français et que je ne me sentais pas à l’aise à l’idée d’enseigner le FLE. Elle m’a alors expliqué qu’un groupe de jeunes venait d’arriver et qu’ils avaient besoin d’un prof de maths. C’est comme ça que je me suis retrouvé bénévole de l’association ! 😉
Hervé accompagné par Sidra, Bashar et Ravindu (de gauche à droite), trois jeunes de l’association Voisins d’Ailleurs.
Avez-vous finalement été amené à enseigner le français ?
J’ai, entre guillemets, enseigné un peu à certains qui n’étaient pas scolarisés. Lorsque les jeunes ont 16 ans révolus, la scolarité n’est plus obligatoire. Ce qui signifie que lorsqu’il n’y a plus de place ou plus de financement, ces jeunes restent au centre. Quand je venais, j’en prenais un ou deux en cours de français. Je faisais ce que je pouvais à ma hauteur. Je regardais ce qui était demandé pour les examens au DELF par exemple.
Quels bénéfices tirez-vous de cette expérience de bénévole ?
Cette expérience m’a permis de mieux connaître la problématique des réfugiés. Lorsque je suis en présence de personnes qui tiennent des propos racistes ou qui ont des idées toutes faites sur la question, cette expérience me permet d’argumenter et d’affirmer certaines choses, car je les ai en partie vécues, mais aussi parce que j’ai discuté avec des réfugiés.
Cela m’offre aussi la possibilité de rencontrer des personnes de pays très éloignés de la France. On apprend à les connaître un peu mieux et rendre ces territoires qu’on connaît si peu, plus proches de nous.
De quels pays viennent les familles avec lesquelles vous travaillez ?
Il y a plusieurs nationalités qui se côtoient : des Afghans, des Syriens, des Soudanais, entre autres. Beaucoup d’Africains francophones sont également arrivés avec des difficultés moins importantes car les parents, maitrisant le français, peuvent aider les enfants.
Le centre est devenu un hébergement d’urgence dans lequel les familles demeurent en moyenne 2 à 3 mois. L’accompagnement en soutien scolaire est alors plus délicat. Le centre évolue au gré des besoins de l’office de l’immigration.
Comment gardez-vous le contact avec les jeunes que vous avez suivis ?
Parfois je les vois environ une fois par an. Sinon on garde souvent le contact via Whatsapp ou Messenger. Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que souvent ces familles ont des démarches à réaliser. Je continue à les accompagner, en complément de l’assistante sociale qui n’est pas toujours assez disponible. Lorsqu’ils ont un souci, ils me contactent également. Dernièrement c’était une jeune fille syrienne qui vient d’avoir 18 ans au mois de décembre et qui a rempli avec moi, à distance, les papiers pour la carte de séjour. Lorsqu’il y a un climat de confiance important, j’arrive à bien aider certaines familles. C’est très enrichissant pour moi aussi. J’ai tenté d’apprendre l’arabe, mais j’ai du mal ! 😅
Quelles grandes différences constatez-vous entre votre travail d’enseignant et votre statut de bénévole ?
Ce qui est très intéressant à l’association, c’est que les parents sont sur place. De ce fait, lorsque l’on prend en charge un jeune dans la structure, l’on côtoie les familles. Les relations sont différentes de celles que l’on peut avoir lorsque nous sommes à l’école. Lorsqu’il y a un souci, on discute directement avec les parents. C’est plus difficile car ils ne parlent ni français ni anglais, mais ils nous voient. Ils ont en quelque sorte espoir que l’on pourra aider leur enfant à s’en sortir. Ce contact permet d’avoir une efficacité d’action.
Quels sont les profils d’élèves que vous rencontrez en tant que bénévole ?
Comme dans la société, en tant que bénévole on rencontre tout type de profils divers et variés. La plupart des élèves sont très volontaires, ambitieux et soutenus par leurs parents. Pour les familles, l’école est la voie de la réussite.Contrairement à ce que certains peuvent penser, il s’agit de jeunes initialement en difficulté, non pas par manque de travail, de capacités ou d’ambition mais parce qu’il y a eu une rupture dans leur scolarité et de l’anxiété développée par rapport à leur parcours personnel.
J’ai pu constater, lorsque les élèves allophones font des stages en Troisième, les professeurs leur conseillent de ne pas aller vers une filière générale ou technologique, car ils vont vers l’échec. En fait, cela dépend des jeunes. Il y en a certains que j’ai vus progresser très rapidement en français, avec beaucoup d’ambition et de facilités. Pour d’autres, une arrivée en France en fin de collège est malheureusement trop tardive pour envisager une filière générale et donc un passage obligé vers une orientation où le niveau d’exigence dans les matières générales sera moins important pour qu’ils puissent réussir le reste de leur scolarité.
J’ai deux élèves syriens, par exemple, qui n’avaient pas été scolarisés depuis cinq ans. Ils sont donc passés du CM2 à la Quatrième ! Je leur dis souvent qu’ils écrivent mieux que la plupart des élèves français de Quatrième ! S’ils sont bien concentrés, ils arrivent à mieux maîtriser la langue, car ils sont plus attentifs.
Pouvez-vous nous parler un peu de votre démarche au sein de votre établissement pour accueillir les mineurs allophones ?
Je suis dans un lycée de campagne avec 1800 élèves, dans le sud de l’Alsace. Il s’agit d’un lycée polyvalent. Le centre de demandeurs d’asile se trouve dans une autre zone rurale. Pour les jeunes qui sont au collège, il n’y a pas de souci, car il y a un établissement à côté, mais pour ceux qui sont au lycée, nous sommes obligés de leur trouver une place en internat. Ils sont à peu près à une heure de route du lieu où ils devraient être scolarisés.
Cela fait deux ans que je demande à mon lycée, qui est le lycée de secteur, de mettre en place une section UPE2A(Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants). S’il y a un centre de demandeurs d’asile, il apparaît comme logique qu’il y ait une structure pour accueillir les élèves allophones, pour qu’ils puissent être formés.
Pour la rentrée 2021-2022, la direction académique a accepté de mettre en place une demi-UPE2A : 12 heures. Sur ce temps accordé 9h sont consacrées au FLE et 3h aux sciences. Une collègue va s’occuper de la partie français et moi j’aurai en charge l’enseignement des maths-sciences. On m’a confié ces heures, car je suis impliqué dans la démarche, mais je n’ai encore aucune expérience en tant qu’enseignant auprès des élèves allophones. Par exemple, à la rentrée je ne sais pas encore qui seront mes élèves ni combien ils seront. Ils n’auront pas le même parcours ni les mêmes objectifs.
Pourquoi est-ce aussi important pour vous que cette structure UPE2A voie le jour dans votre lycée ?
Je me rends compte que l’apprentissage du français est le nœud du problème. Pour les jeunes proches de l’âge adulte, s’il n’y a aucune prise en charge, leur seul moyen d’apprendre le français est de passer par un établissement scolaire. En France, c’est quasiment le seul endroit où l’on va apprendre correctement la langue. C’est le seul espace où il y a vraiment une infrastructure pour apprendre et où les jeunes vont pouvoir se concentrer. Il y a des jeunes qui souhaitent apprendre le français et nous avons la chance d’avoir un lycée polyvalent ! On peut donc organiser un emploi du temps aménagé sur mesure. Cela serait vraiment dommage que les jeunes allophones ne puissent pas en bénéficier.
Quel est le souvenir le plus marquant que vous ayez de votre expérience bénévole avec les Voisins d’ailleurs ?
C’est peut-être le premier jour. La première fois que j’ai vu ces jeunes qui étaient en Quatrième et qui venaient de Syrie. Ils ne parlaient ni anglais ni français. L’un d’entre eux avait une cousine qui parlait anglais et qui pouvait traduire un peu, mais qui n’était pas tout le temps présente. J’ai fait des maths avec eux, de l’algèbre. Ils étaient incapables d’aligner une phrase complète et de comprendre la plupart des mots mais on arrivait à communiquer à travers les symboles mathématiques qui eux étaient communs. Ils avaient vraiment envie et se démenaient, autant que moi, pour que l’on arrive à se comprendre. On a fait connaissance autour d’équations mathématiques.
Il y avait une sorte de concours entre ces trois jeunes à celui qui trouverait le plus rapidement le bon résultat. Chacun voulait réussir, mais aussi me montrer de quoi il était capable. Il y a une très grande fierté liée à la réussite et cette envie m’a beaucoup motivé. Je suis vraiment tombé sur un groupe de jeunes qui était très motivé et très sympathique. Cette expérience a marqué le début de mon implication au sein de l’association.
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde. Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge un élève allophone ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Aujourd’hui, nous donnons la parole aux élèves ! Ravindu, élève en seconde générale et technologique, a accepté de nous raconter son parcours.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Ravindu, je viens du Sri Lanka et j’ai 16 ans. Je suis élève en classe de seconde générale et technologique. J’ai deux petits frères et je suis arrivé en France en 2018.
Quelles sont les plus grandes difficultés que tu as rencontrées en arrivant en tant qu’élève en France ?
Apprendre le français a été la plus grande difficulté : la grammaire et particulièrement les conjugaisons et l’orthographe. Je suis également resté pendant quatre ou cinq mois sans aller à l’école. J’étais à Paris, dans l’attente d’une place pour un logement dans une autre ville. Je suivais des cours en ligne. Nous avons essayé de me faire intégrer un collège sur Paris, en attendant, mais entre-temps, l’OFFI (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration) nous a trouvé une place d’hébergement à Ferrette. Je suis encore resté un mois sans aller au collège.
Le confinement a été une autre grande difficulté. De plus, les conditions au sein du logement social n’étaient pas optimales pour suivre des cours en ligne. Cette période a freiné considérablement mon apprentissage.
En Mathématiques ce n’est pas très compliqué, il me suffit de trouver la traduction du chapitre ou des consignes. Mais dans les matières littéraires, ce n’est vraiment pas amusant car je dois traduire l’intégralité du cours et ensuite j’avais du mal à comprendre. Le plus dur pour moi, ce sont les cours d’Histoire.
En Histoire, j’ai fait des progrès durant le troisième trimestre, et le professeur l’a même dit ! Par contre, le français reste très compliqué, surtout depuis que je n’ai plus de FLE. Il me manque beaucoup de vocabulaire pour faire de belles phrases. Le lexique s’apprend avec le temps, au fil des années. Mes parents me conseillent de lire, mais ce n’est pas très agréable… Je dois me forcer.
Quelles sont les aides que tu as reçues, en arrivant en France, pour progresser en français et reprendre ta scolarité ?
J’ai commencé les cours de FLE à mon arrivée au collège. Les professeurs étaient vraiment gentils, ils nous ont demandé si nous avions des questions pour les autres cours. Au bout de six, sept mois, j’arrivais à comprendre des choses pour pouvoir communiquer avec les autres.
Mon professeur de physique, au collège, me parlait anglais et parfois il me proposait des traductions. Cela m’aidait beaucoup car au Sri Lanka j’étais dans une école privée, les cours étaient en anglais.
Mon professeur de français, en classe de troisième, m’a beaucoup soutenu. Lorsque je ne comprenais pas, il venait vers moi pour m’expliquer la consigne. Il passait régulièrement pour savoir si j’avais bien compris.
D’autres élèves de la classe m’apportent également leur soutien. Ils viennent chez moi pour me réexpliquer le cours, m’aider à comprendre ce qui est demandé.
As-tu des idées à proposer pour améliorer l’intégration des élèves non francophones dans les écoles françaises ?
Je pense que ce serait bien si l’enseignant pouvait nous mettre le cours sur clé USB ou le poster en ligne, pour que l’on puisse ensuite apprendre les leçons à la maison. Ainsi, lorsque le professeur demande de prendre des notes nous pouvons garder notre attention sur ce qu’il est en train de dire et avoir le temps de poser les questions.
Sinon, moi par exemple, je parle anglais et Hervé Lefebvre m’a conseillé de me procurer des livres d’apprentissage du français pour les élèves anglophones. Je pense que ce type d’ouvrages peut aider plusieurs élèves.
Quel est ton projet professionnel ?
J’ai toujours voulu travailler dans l’industrie automobile. Lorsque j’étais enfant, je savais déjà que je voulais faire un métier en lien avec les voitures. Au départ, je voulais faire du design et de la carrosserie. Aujourd’hui, je souhaiterais plus travailler dans la mécanique automobile.
Peux-tu nous raconter un souvenir d’élève qui t’a particulièrement marqué ?
En quatrième, lorsque je suis arrivé, il y avait une compétition de baseball dans le collège. Chez moi, au Sri Lanka, on joue au cricket. Les règles sont à peu près les mêmes. J’étais vraiment fort en baseball et c’était un bon souvenir. Cette activité m’a permis de me trouver des amis et de m’intégrer dans l’établissement.
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde. Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge ces élèves ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Aujourd’hui, nous donnons la parole aux jeunes ! Sidra, élève en classe de troisième, a accepté de nous raconter son parcours.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Sidra, je suis syrienne, kurde. Je suis actuellement en classe de troisième.
Peux-tu nous parler de ton parcours de la Syrie à la France ?
Pour fuir la guerre, avec ma famille nous nous sommes installés pendant 4 ans en Turquie. Ensuite, nous sommes restés un an en Grèce, à Athènes, avant de venir en France. Lorsque je suis arrivée, j’avais 11 ou 12 ans. Dans un premier temps, nous avons été accueillis à Ferrette, avant d’obtenir notre logement actuel.
Quelles sont les plus grandes difficultés que tu as rencontrées en arrivant en tant qu’élève en France ?
Lorsque je suis arrivée en France, je ne savais pas du tout parler français ! J’ai mis 6 mois à bien comprendre le français, à réussir à m’exprimer. Il m’a fallu un an pour maîtriser le vocabulaire plus compliqué.
C’était très dur pour moi de suivre les cours au début. Par exemple, la SVT et les sciences de manière globale, car je n’ai jamais étudié ces matières avant… Maintenant ce sont mes matières préférées avec l’Histoire !
Peux-tu nous parler un peu de ton parcours d’élève avant d’arriver en France ?
En Syrie, j’ai effectué une année de CP, avant de partir. En Turquie, je n’ai pas été à l’école pendant un an, puis j’ai refait un CP et la moitié d’un CE1. Ensuite, je n’ai plus été scolarisée jusqu’à mon arrivée en France. J’ai eu quelques cours en anglais et en grec par des bénévoles d’associations à Athènes, mais c’est tout.
Lorsque je suis arrivée en France, je suis restée environ 3 mois en classe de CM2 pour apprendre la langue et ensuite j’ai fait ma rentrée en sixième.
Maintenant je suis forte en langues, je parle : l’arabe, le kurde, le turc, le français, et un peu d’anglais !
Quelles sont les aides que tu as reçues, en arrivant en France, pour progresser en français et reprendre ta scolarité ?
Il y a des professeurs qui donnent des cours à l’association où j’ai été accueillie mais moi je n’allais pas trop en cours, enfin je n’aimais pas trop ça, surtout la grammaire. Ce que je préférais c’était parler avec les différents enseignants.
J’ai eu aussi accès à des cours de FLE lors de mon arrivée au collège afin de m’aider à progresser en français.
Que souhaites-tu faire à la fin de ton année de troisième ?
Je vais intégrer une seconde générale et technologique. Je souhaite me diriger vers des études de médecine. Je ne sais pas encore exactement dans quel domaine précis.
Ces dernières années, le nombre d’élèves allophones en collège général et lycée professionnel ne cesse d’augmenter. On peut le constater au moment des mutations : une ouverture en hausse de postes spécifiques en Français Langue Seconde. Peu d’enseignants bénéficient d’une formation pour s’adapter à ce nouveau public. La même question revient alors régulièrement : comment prendre en charge ces élèves ? C’est pourquoi, nous avons décidé de partager ici les expériences de professeurs de la communauté, de collège général et de lycée professionnel, autour de l’inclusion des élèves allophones. Ce sujet vous intéresse ? Vous pouvez retrouver notre article en vous rendant juste ici ! 😉
Aujourd’hui, nous retrouvons Marie Astrid Chauviré, professeure Histoire-Géographie et EMC dans l’académie de Créteil.
Comment avez-vous été amenée à travailler avec des élèves allophones ?
J’enseigne l’Histoire-géographie depuis 20 ans, au collège Daniel Féry (94). Il s’agit d’un établissement qui dispose d’une classe UPE2A (Unité Pédagogique pour Élèves Allophones Arrivants). J’ai eu pendant plusieurs années des heures spécifiques en histoire-géographie pour les élèves allophones. Mais le dispositif s’est arrêté au profit d’une inclusion totale des jeunes en classe ordinaire sur certains créneaux.
Les élèves allophones arrivent dans nos classes par vagues migratoires. Il y a quelque temps nous avions de jeunes Syriens et Afghans. En ce moment, nous accueillons plutôt des élèves qui viennent de pays de l’Europe de l’Est. Ceux sont des pays avec des systèmes scolaires assez proches du nôtre.
Quelles sont les difficultés que vous-même et l’ensemble de l’équipe pédagogique rencontrez au quotidien dans l’accueil des élèves allophones ?
Tout d’abord, il s’agit la plupart du temps d’enfants qui ont vécu des épisodes traumatisants. Bien souvent, ils n’ont pas non plus été scolarisés ou très peu. L’école dans les camps, ce n’est pas vraiment l’école…
Nous manquons de supports adaptés. Lorsque l’on distribue aux élèves des exercices de niveau CM, ils se sentent vexés. Les documents sont trop infantilisants.
De plus, ils ne bénéficient d’une place en UPE2A que durant une année scolaire, lorsqu’ils arrivent à en obtenir une. Les élèves originaires de pays francophones sont souvent placés directement en classe ordinaire. Or, les jeunes qui arrivent d’Afrique ont un système scolaire extrêmement différent de l’enseignement français.
Lorsque les jeunes sortent totalement d’UPE2A, l’arrivée en classe ordinaire n’est pas toujours évidente. Par exemple, en classe de troisième, j’ai deux élèves guinéens qui sont relativement à l’aise à l’oral, mais qui ont de grosses difficultés à l’écrit. Enfin, l’UPE2A n’est selon moi pas un dispositif adapté aux élèves NSA (Non Scolarisés Antérieurement).
Pourquoi l’UPE2A n’est selon vous pas adaptée pour accueillir les jeunes NSA ?
Le travail est très différent avec eux : ils lisent parfois, mais pas forcément notre alphabet. Il faut donc tout reprendre.
Quelles sont les difficultés spécifiques à l’enseignement de l’Histoire-Géographie et de l’EMC ?
La confrontation au programme d’Histoire est parfois problématique. La manière d’aborder les thématiques est différente dans chaque pays. De nombreux épisodes de notre programme ne sont pas non plus étudiés dans les autres pays. J’étais par exemple persuadée que mes élèves des pays de l’Est connaissaient le tsar Nicolas II. J’ai été surprise d’apprendre qu’ils n’en avaient jamais entendu parler à l’école.
Dans l’académie de Créteil, nous avons la possibilité de participer à un stage pour nous former à l’enseignement de l’Histoire-géographie pour les élèves allophones.
La géographie n’est pas non plus enseignée de la même façon. Par exemple, j’ai un élève qui a mis trois ans pour venir de Syrie. Il a donc beaucoup voyagé, mais il est incapable de situer par où il est passé. Pour se repérer, sa famille et lui utilisaient un GPS avec les coordonnées fournies par les passeurs. Au Portugal également, on étudie très peu la géographie à l’école. Je rêve d’un livre qui répertorie les différents programmes scolaires ! Ainsi, nous pourrions savoir les notions que les élèves ont abordées ou non.
Quels sont les outils que vous utilisez dans votre établissement pour adapter vos pratiques ?
Dans notre établissement, nous avons pris le parti de communiquer avec les élèves allophones en passant par leur langue maternelle. Nous sommes épaulés par des élèves pairs pour traduire. C’est une aide extrêmement précieuse. Par exemple, les Roumains, les Moldaves et les Ukrainiens comprennent tous le Russe. C’est un gros atout pour trouver un élève tuteur.
Je donne les verbes de consignes dans la langue maternelle du jeune. Lorsqu’il arrive en classe pour la première fois, je me présente à lui dans sa langue maternelle. Les élèves sont toujours très surpris qu’on utilise leur langue. Cela me prend seulement deux minutes de mon temps, mais ça prouve à l’élève que je m’intéresse à lui. Google Traduction est un outil qui est devenu indispensable pour arriver à échanger. Les outils numériques que nous avons sont précieux pour ces enfants.
Je fais également de la méthodologie, j’étudie avec eux les exercices types que l’on retrouve fréquemment en Histoire-Géo.
J’utilise tous les supports qui peuvent aider à la compréhension : des supports visuels, des sous-mains avec toutes les consignes dans la matière, les dictionnaires lorsqu’il y en a. Un collègue a également proposé l’utilisation de pictogrammes. J’ai fini par arrêter, car c’était très long à préparer et pas forcément utile.
Même si l’oral est primordial, je tiens à ce que les élèves aient une trace écrite. Ne serait qu’une phrase pour expliquer de quoi nous avons parlé durant le cours. En complément, je leur fournis une photocopie du cours.
En classe de quatrième, par exemple, pour évoquer les valeurs de la République, nous travaillons sur l’endroit d’où l’on vient et où l’on va. Ce projet permet aux élèves allophones de prendre conscience qu’on est tous plus ou moins immigrés. Ils aiment beaucoup cette activité.
Quelles sont les différentes orientations possibles pour les élèves allophones ?
Certains élèves arrivent à poursuivre une très bonne scolarité après le collège. L’une de mes anciennes élèves de troisième – retrouvez son témoignage en fin d’article ! – poursuit actuellement un parcours universitaire prestigieux. Cela varie beaucoup d’un jeune à l’autre. À l’inverse, j’ai eu une élève syrienne qui n’a jamais réussi à lire et à écrire…
Beaucoup de nos anciens élèves nous écrivent pour nous dire ce qu’ils sont devenus !
Questionnaire rempli par une ancienne élève de Marie-Astrid après son départ du collège.
Depuis plusieurs années maintenant, les enseignants sont confrontés à un nouveau défi : accueillir des élèves allophonesau sein de leur classe. Pour la rentrée 2018-2019, le ministère de l’Éducation Nationale recensait 67 909 jeunes ayant des besoins éducatifs particuliers dans le domaine de l’apprentissage du français (lycée, collège et primaire confondus), en progression par rapport à l’année scolaire 2017-2018. Ces chiffres masquent une grande diversité de profils.
Les élèves avec des besoins particuliers dans le domaine de l’apprentissage du français sont de plus en plus nombreux dans les établissements. Pourtant, les professeurs ne se sentent pas toujours formés pour accompagner ce nouveau public et se retrouvent souvent démunis. Quels sont les différents dispositifs d’accueil ? Quelle posture adopter ? Comment adapter ses pratiques ? Quelles activités proposer ? Où trouver des ressources ? Quelles sont les conditions qui doivent être réunies afin d’accompagner au mieux ces jeunes ? Beaucoup de questions et, souvent, trop peu de réponses.
C’est pourquoi nous vous proposons cet article pour faire le point sur le sujet 🙂 Au programme : la présentation des différentes structures d’accueil, des conseils et outils à emporter dans son sac à dos, des ressources et comptes à suivre sur les réseaux sociaux, mais aussi des rencontres avec des collègues… et des élèves !
Les différentes structures d’accueil des élèves allophones
🔎 | Déchiffrer les différents termes et acronymes
Il n’est pas toujours évident de décoder les différents termes employés pour évoquer l’accompagnement des élèves allophones. Nous vous avons préparé un petit glossaire des principaux termes et sigles utilisés pour l’accueil des jeunes à besoins éducatifs particuliers en français. Si vous souhaitez approfondir, vous pouvez vous rendre ici.
Bon à savoir : lorsqu’un établissement met en place à la fois une section UPE2A et une section NSA, on peut parler d’un dispositif UPE2A-NSA.
🏩 | Découvrir les différents dispositifs d’accueil pour les élèves allophones
Il existe trois principales structures spécialisées dans l’accompagnement des élèves allophones :
Vous êtes dans un collège ou un lycée avec un dispositif UPE2A…
Lors de leur arrivée en France, les élèves allophones sont obligatoirement inscrits en classe dite “ordinaire” pour les apprentissages généraux et en UPE2A pour suivre un enseignement du Français Langue Seconde.
💡 | Une petite sélection de projets inspirants menés dans différentes UPE2A
Une vidéo des projets plurilingues dans l’académie de Lyon.
Une multitude de projets menés dans l’académie de Grenoble.
Un Trivial Poursuit revisité par des élèves du collège Fernand Léger dans l’académie de Grenoble, en partenariat avec Fab Labs Solidaire, en 2016.
Des ateliers de théâtre d’objets réalisés au collège Descartes, dans l’académie de Lille, par Sophie Pecqueur. Ce projet vous intéresse ? Venez écouter notre podcast ! 🎙️
Vous êtes dans un collège ou un lycée qui ne dispose pas d’UPE2A…
Lorsque l’établissement d’accueil ne dispose pas d’un dispositif UPE2A, des heures de soutien assurées par un enseignant de l’équipe pédagogique peuvent être accordées. Les élèves allophones évoluent en classe ordinaire et disposent d’un aménagement d’emploi du temps pour assister à des séances de FLS.
| Mémo : quel que soit le dispositif d’accueil mis en place dans votre établissement, la première chose à faire lorsque vous accueillez un élève allophone dans votre classe est de lui faire sentir qu’il est le bienvenu. La plupart des jeunes ayant des besoins particuliers dans le domaine de l’apprentissage du français ont vécu des situations traumatisantes. Lors de leur arrivée dans un nouvel environnement, ils ont besoin d’être rassurés. Vous pouvez, par exemple, apprendre à dire bonjour dans sa langue maternelle.
Le CASNAVpour les ressources et les outils
Il s’agit de centres de ressources pour les établissements scolaires disponibles dans chaque académie. Vous trouverez ici l’annuaire des différents pôles. Le CASNAV propose de nombreux documents pédagogiques et ressources spécialisées. Il assure également des formations pour les enseignants. Vous pouvez trouver de nombreuses ressources en ligne.
🔎 | Nos préférées
Les ressources d’accompagnement proposées par l’académie de Strasbourg : fiches élèves, grilles d’évaluation…
Le projet Histoire des langues réalisé de 2015 à 2018 dans l’académie de Lyon et qui propose des enregistrements d’enfants et de parents qui narrent des histoires dans leur langue maternelle.
Dans son sac à dos: outils & astuces pour l’accueil des élèves allophones
Il y a autant d’élèves allophones qu’il y a de profils différents. Ce qui va fonctionner avec l’un ne va pas forcément être adapté aux besoins d’un autre. Nous vous proposons ici différents outils qui pourront vous être utiles, quel que soit le niveau du jeune à son arrivée dans votre établissement.
💡| Quelques conseils
Rassurer l’élève
Prendre le temps d’accueillir l’élève, le mettre à l’aise et lui faire comprendre qu’il a sa place dans la classe au même titre qu’un autre.
Il n’est pas toujours évident de trouver du temps à accorder à chaque élève. Vous pouvez dès son arrivée, désigner un élève de confiance qui deviendra le tuteur d’un élève allophone. Ainsi, il pourra lui réexpliquer les consignes et l’épauler tout au long de la séance. Le binôme peut bien sûr changer plusieurs fois en cours d’année pour éviter la surcharge de travail au jeune qui se retrouve tuteur. Avec ce système, l’élève allophone crée du lien avec ses camarades et l’élève tuteur gagne en responsabilité. Vous trouverez une fiche prête à l’emploi proposée par l’académie de Strasbourg, juste ici !
Même si cela peut être déstabilisant, il ne fautpas s’inquiéter si les élèves sont parfois mutiques ou en retrait lors des premières semaines, voire des premiers mois de cours. Il faut un temps d’adaptation plus ou moins long selon chacun. 🙂
Ne pas se mettre la pression !
Il ne fautpas se mettre la pression en ce qui concerne les objectifs à atteindre. Ce ne seront pas les mêmes que pour les autres élèves de la classe, c’est normal, et ce n’est pas grave !
Lorsqu’un élève allophone arrive dans votre classe, il est important de prendre rapidement contact avec le professeur ou le coordinateur FLS de votre établissement. Cette prise de contact vous permettra de récolter des informations primordiales pour la prise en charge du jeune : l’élève a-t-il été scolarisé ? Combien de temps ? Y a-t-il eu des interruptions dans sa scolarité ? Si vous n’en avez pas au sein de votre structure, n’hésitez pas à contacter le CASNAV de votre académie afin de récupérer sa fiche de renseignements.
Des formations sont régulièrement proposées sur M@gistère afin de vous accompagner dans la prise en charge des jeunes à besoins spécifiques en langue française.
Des petites adaptations
Préparer une fiche récapitulative du cours avec des phrases simples. Il s’agira de la leçon à retenir lors de la prochaine séance. Ainsi, l’élève peut se concentrer exclusivement sur la compréhension orale durant l’heure et être plus attentif en classe. En effet, il est très difficile pour un élève allophone de se concentrer en même temps sur l’écoute et l’écriture du cours.
En classe de Français, lorsque c’est possible, il est intéressant de proposer au jeune de lire le livre demandé dans une langue qu’il maîtrise et d’effectuer simplement une lecture d’extraits de l’œuvre en français. On peut aussi préparer des résumés simplifiés des passages les plus importants de l’histoire afin d’accompagner la lecture. Selon le niveau de votre élève, cet exercice peut donner lieu à une séance de littérature comparée : étudier les différences entre une œuvre originale et sa traduction.
Dans la mesure du possible, placer l’élève dans les premiers rangs, vous pourrez ainsi plus facilement l’aider ou jeter un œil sur son travail.
🎒 | Les outils utiles à avoir dans son sac
Des dictionnaires & livrets bilingues
Un dictionnaire bilingue afin de faciliter les échanges. Selon la langue maternelle de l’élève, il est plus ou moins facile de s’en procurer un. Si l’élève peut bénéficier d’une tablette ou d’un ordinateur au sein de votre établissement, vous pouvez également utiliser des dictionnaires en ligne. Par exemple, Larousse offre un accès gratuit à de nombreux dictionnaires bilingues : ici.
Un livret d’accueil bilingue à l’attention de l’élève et de ses parents afin de comprendre le fonctionnement du système éducatif français. Sur le site d’Éduscol, vous trouverez des documents prêts à l’emploi dans plusieurs langues. Une version audio à télécharger est également disponible.
Un répertoire : lorsque l’élève rencontre un nouveau mot de vocabulaire ou un terme spécifique à votre matière, il peut l’inscrire dans son carnet avec une petite définition. Le répertoire peut faire l’objet d’évaluations adaptées :
Mémorisation : j’apprends régulièrement les nouveaux mots du répertoire.
L’autonomie : lors des premières semaines, il est important de prendre le temps d’expliquer le fonctionnement du répertoire et de penser à signaler à l’élève lorsqu’il doit inscrire une nouvelle définition. Puis, progressivement, le responsabiliser et évaluer son autonomie : je suis capable d’identifier le vocabulaire à retenir.
Les outils numériques
Enregistrer une version audio de votre cours, en utilisant la fonction enregistrement audio de votre téléphone, un dictaphone, ou bien une application telle que notre labo audio accessible gratuitement sur www.livrescolaire.fr. Ainsi, l’élève pourra réviser à la maison plus facilement en réécoutant la séance.
Une tablette : si cela est possible au sein de votre établissement, la tablette peut être, selon la situation, un bon outil pour adapter les activités aux besoins d’un élève allophone. Elle lui donne accès à différents types de supports : des dictionnaires, des activités en ligne, des vidéos pédagogiques et différentes applications. L’utilisation du numérique en classe peut faciliter la compréhension du cours et permettre à l’élève de s’entraîner pour une production.
Des fiches outils
Une fiche avec des verbes de consignes : la compréhension des consignes est une vraie problématique pour les élèves allophones. Il est donc important de distribuer à l’élève, lors de son arrivée, une fiche visuelle à coller au début de son cahier ou à ranger au début de son classeur, qui regroupe les verbes de consignes les plus fréquents. Vous en trouverez un exemple ci-dessous :
De nombreux imagiers, prêts à l’emploi, en version papier et audio, sont disponibles sur le CASNAV de l’académie de Strasbourg, juste ici.
Un tableau comparatif des différents systèmes scolaires afin de pouvoir estimer le niveau de votre élève sur le CASNAV de Lille : ici.
📌 | Des documents et recherches pour vous soutenir dans l’inclusion des élèves allophones
De nombreux dossiers sont disponibles sur le site d’Éduscol afin de vous accompagner dans la prise en charge des élèves allophones. Afin de vous faciliter la tâche, nous avons réalisé une présélection :
Vous pouvez retrouver également une étude menée par ÉVASCOL, un groupe de chercheurs, sur la scolarisation des élèves allophones nouvellement arrivés en France et des enfants issus des familles itinérantes et de voyageurs, juste ici, ainsi qu’un rapport de recherche, extrêmement riche, de 400 pages, mais aussi – rassurez-vous -, sa synthèse en 18 pages. 🙂
Pour finir, une conférence très intéressante de Christine Perego, actuellement ATER au département de FLE de l’université Grenoble Alpes. Un podcast de 55 minutes, disponible sur CANOPÉ Auvergne-Rhône-Alpes : L’inclusion des élèves allophones : du mythe à la réalité. Vous pouvez également télécharger le support du colloque ! 😉
Activités & ressources
Maintenant que votre sac à dos est bien chargé, il est temps de vous présenter différentes activités et ressources pour vous épauler. Vous n’êtes pas professeur de FLS et vous ne savez pas forcément où vous procurer des activités ou des ressources adaptées ? Nous vous avons sélectionné une série d’outils et d’activités clés en main pour accompagner vos élèves allophones sans vous surmener.
🎒| Adapter les activités de classe
Sans modifier l’ensemble de vos documents, vous pouvez simplifier les consignes en supprimant ou en rendant facultatifs quelques exercices. L’élève aura plus de temps pour lire et comprendre ce qui est demandé.
Sur le même principe, on pourra adapter les évaluations. Il s’agit d’une demande récurrente de la part des élèves allophones interviewés.
Il est également possible de demander aux élèves, aidés de leur tuteur – si besoin -, de réaliser une carte mentale afin de synthétiser les éléments acquis durant le chapitre. Sur la tablette ou l’ordinateur, on peut avoir recours à Padlet ou bien à Canva.
Les livres de la collection « Les outils malins du FLE » aux éditions PUG, proposent de nombreux exercices ludiques à destination des élèves allophones : grammaire, théâtre, prononciation, écriture, conversation, etc.
Les outils tels que Google Traduction peuvent vous donner un coup de pouce pour la compréhension des consignes, mais aussi dans certaines situations, facilitent la communication avec le jeune.
💻 | De très nombreuses ressources spécifiques en ligne
De nombreuses ressources sont disponibles en ligne et prêtes à l’emploi. Vous pouvez imprimer différentes activités, plusieurs exercices sont également réalisables directement sur l’ordinateur ou la tablette. Avec Sophie Pecqueur, professeure en UPE2A, nous en avons sélectionné quelques-unes afin de vous accompagner dans votre travail.
Des sites destinés aux élèves ayant des besoins particuliers en français
TV5 Monde : des exercices en ligne et des vidéos en lien avec l’actualité. Le site propose des activités adaptées selon le niveau de l’élève et les documents ne sont pas infantilisants.
LexiqueFLE : des leçons et des exercices pour apprendre de nouveaux mots.
SOS Collège : un portail pour l’inclusion des élèves allophones avec des ressources disponibles dans chaque matière.
ViveleFLE : des leçons et exercices du niveau A1 à B2.
Équipe Réussite : une banque de ressources qui s’adresse aux enseignants et élèves à partir du cycle 2 jusqu’au Cycle Terminal.
Des blogs de professeurs des écoles
Vous pouvez également utiliser des exercices et activités de cycle 2 et 3 proposés par des professeurs des écoles, pour apprendre le français, mais aussi pour les élèves qui n’ont pas pu bénéficier d’une scolarisation régulière avant leur arrivée en France. Certaines ressources sont à adapter selon l’âge du jeune afin que les activités ne soient pas trop infantilisantes :
Les Coccinelles : un site de ressources destiné aux enseignants du primaire et qui comporte de nombreuses ressources exploitables avec des élèves allophones.
Le Blog de Maître Fafa : conçu par Fabrice Rechede, professeur des écoles de CM1-CM2 vous trouverez de nombreuses activités ludiques pour travailler l’apprentissage du français.
Lutin Bazar : blog tenu par une professeure des écoles, dans l’Académie de Toulouse.
Des livres audio
Pour les cours de français et le travail sur la compréhension orale, plusieurs sites vous proposent des livres audio :
Librivox : un site américain qui regroupe des livres audio disponibles dans de nombreuses langues. Vous pouvez ainsi faire découvrir des extraits de textes dans la langue maternelle de votre élève.
Bibliboom : deux lecteurs amateurs vous proposent des lectures de plusieurs classiques de la littérature.
E-book kids : des lectures destinées aux enfants qui peuvent être facilement réutilisées avec les élèves allophones. Par exemple, une histoire expliquant les origines du Père Noël en Europe.
Des vidéos & des podcasts
Des vidéos informatives et des podcasts éducatifs peuvent vous permettre de créer facilement des activités pour vos élèves allophones. Ces ressources vous permettent aussi d’adapter les devoirs à la maison :
Jamy — Épicurieux, de l’émission C’est pas sorcier, propose des vidéos de vulgarisation scientifique.
Tu mourras moins bête, des dessins animés de 15 minutes de vulgarisation scientifique proposés par Arte.
Le programme Karambolage d’Arte qui décrypte en 3 minutes, avec humour, les habitudes des français. Par exemple, un court-métrage sur le rituel de la rentrée.
Hugo Décrypte : les actus du jour, des vidéos de 10 minutes publiées chaque jour afin de faire un résumé de l’actualité nationale et internationale.
De nombreuses ressources YouTube sont également disponibles sur Profpower ! 😉
Des paddlets
Et pour terminer, quelques padlets proposés par des enseignants et des formateurs :
FLSCO : Langue(s) des disciplines : un padlet extrêmement riche, proposé par Hélène Dugros, enseignante dans l’académie de Toulouse, afin d’inclure les élèves allophones.
La continuité pédagogique en FLS : de nombreuses fiches et exercices par Pascale Jallerat, formatrice FLE/FLS dans l’académie de Créteil.
Niveaux A1 à B1 : des padlets avec des ressources adaptées du niveau A1 à B1, ainsi que des dictées sur le site du collège Edmond Rostand dans l’académie de Grenoble.
🕵️ | Quelques comptes à suivre
🐥 Twitter
UPE2A et Cie : journal scolaire d’une UPE2A de l’école primaire Michelet, dans l’académie de Toulouse.
Fabrik FLS : partage de ressources et d’actualités en FLS.
Apprendre #TV5 monde : des ressources actuelles et adaptées pour les élèves allophones.
S’abonner au #UPE2A, vous trouverez de nombreux partages inspirants.
👥 Facebook
Nous vous invitons à rejoindre l’un des groupes Facebook d’échange de ressources et de soutien dans l’accompagnement des élèves allophones. Vous pourrez échanger avec des professeurs de FLE dans le monde entier, mais également des enseignants en UPE2A :
Nous espérons que cet article vous a plu et vous permettra d’aborder de manière plus sereine l’arrivée d’élèves allophones au sein de votre classe ! N’hésitez pas à partager en commentaire vos ressources et vos témoignages ! 🙂
Nous vous proposons également de partir à la rencontre de Raphaël, Hervé, Marie-Astrid et Laëtitia ! Professeurs en collège, lycée général et professionnel, ils témoignent de leur expérience auprès des élèves allophones. Découvrez également les interviews de Sidra, Bashar et Ravindu, trois jeunes qui ont accepté de revenir sur leur parcours scolaire. Il vous suffit de vous rendre dans l’onglet “Les profs racontent“.
EXORDE, subst. masc. : ce qui constitue une entrée en matière, une introduction.
La prise de parole est un défi quotidien, aussi bien dans la vie personnelle que dans la vie professionnelle. L’aisance orale n’est pas innée : tout comme l’écrit, elle se travaille ! Il faut apprendre à placer sa voix, regarder son interlocuteur, gérer son stress… Dès la classe de Troisième, les élèves sont évalués sur des activités orales avec la soutenance du DNB. Au lycée, ils doivent de nouveau se prêter à l’exercice avec des épreuves telles que le Grand Oral ou le Chef-d’œuvre.
Pourtant, les enseignants sont généralement mieux formés pour préparer les élèves à des épreuves écrites, et ils disposent de ressources beaucoup plus nombreuses pour travailler sur les activités de rédaction. Par ailleurs, il n’est pas non plus toujours aisé d’enseigner l’oral lorsque l’on se retrouve avec des classes de 30 ou de 35 élèves ! Quels sont les outils pour aider les collégiens et lycéens à présenter un projet oral ? Comment travailler l’oral avec des groupes parfois surchargés ? Dans cette série consacrée à l’oral, nous allons vous présenter des conseils, des rituels et des activités à mettre en place afin de développer l’aisance de vos élèves à l’oral !
Vous trouverez dans ce nouvel épisode, dédié à la prise de parole, différentes activités vous permettant de travailler la compétence orale avec vos élèves.
Si vous n’avez pas encore lu notre premier épisode consacré aux outils et conseils pour oser s’exprimer en classe, il vous suffit de cliquer ici. 😉
NARRATION, subst. féminin : partie du discours où l’orateur raconte, expose, développe le fait.
Instaurer des rituels de classe
📚 La lecture en classe
La lecture expressive est un autre moyen de travailler l’oral ! Il est possible d’instaurer un rituel de lecture. Une fois par semaine, par exemple, un élève doit lire le passage d’un livre. On travaille ainsi la respiration, l’élocution, la voix, mais aussi la relation avec son auditoire. L’objectif est de captiver son public, lui donner envie d’écouter l’histoire lue !
💾 La restitution du cours précédent
En début d’heure, le professeur peut désigner un élève qui doit restituer, rapidement, ce qui a été vu lors du cours précédent. Cela permet ainsi de contrôler si les notions étudiées lors du cours précédent sont acquises, mais aussi de s’entraîner à synthétiser.
📖 🎬 Recommander un livre ou un film
En cours de français ou de langue vivante, une fois par semaine ou par mois, un élève doit devenir présenter en quelques minutes un livre ou un film qu’il a lu/vu récemment. On attendra qu’il soit en mesure de présenter un résumé de l’œuvre choisie, mais aussi de développer son point de vue.
👨🏫 Le Teacher assistant
Un rituel bien connu des collègues de langues vivantes. À chaque heure de cours, un élève différent vous assiste pour présenter la date, la météo du jour, un point de cours…. Au début du cours, le Teacher assistant peut par exemple tirer au sort 4 élèves à qui il devra poser des questions qu’il aura préparées et mémorisées. Il est évalué sur la pertinence de ses questions et les élèves interrogés, sur leurs réponses.
La variante pour les autres matières :
Pendant le premier trimestre, vous présentez 5 à 10 choses à savoir sur le cours précédent (ou un sujet donné) et vous posez trois questions aux élèves. Le second trimestre, c’est à un des élèves de préparer les 10 choses à savoir ainsi que trois questions à poser à la classe. Un rituel parfait pour responsabiliser les élèves tout en sollicitant leur mémoire… et en travaillant la compétence orale !
🧘La sophrologie
Le stress est une réalité pour nos élèves lorsque l’on parle de l’oral. Il peut donc être intéressant de travailler avec vos élèves sur la gestion de l’anxiété. La sophrologie est un outil qui peut être utilisé comme rituel de classe afin de lâcher prise par des exercices de respiration et de visualisation positive. Ainsi, les élèves posséderont des astuces antistress qu’ils pourront activer partout et tout le temps !
💡 Sophie Reddet, enseignante en collège dans l’académie de Montpellier raconte son expérience
🎭 Les improvisations & jeux de rôle
Des petits exercices d’improvisation ou des jeux de rôle afin de se mettre en scène dans des situations orales peuvent être mis en place régulièrement. Ce travail est notamment l’occasion de préparer les élèves au monde professionnel : entretiens d’embauche, rapport à la clientèle, bilan de compétences…
💡Sur le même principe, on peut organiser des « cafés littéraires ». Un dispositif qui peut devenir un rituel trimestriel. Une fois tous les trois mois, en fin de période, on se réunit en U afin de présenter chacun son tour un livre lu durant le trimestre. Retrouvez le témoignage d’Aurélie Vincent, dans la partie « Des projets inspirants » ! 😉
Présentation d’un café littéraire organisé au lycée Pierre-Mendès-France à Rennes.
⏰ Apprendre à synthétiser
Il est souvent difficile pour les élèves de réaliser un résumé et pourtant il s’agit d’un exercice indispensable lorsque l’on se retrouve dans une épreuve orale où notre temps est limité ! Il faut savoir être bref, concis et accessible.
📹 Ma thèse en 180 secondes, de nombreuses vidéos sont disponibles en ligne sur YouTube. Un projet que vous pouvez reprendre avec vos élèves afin de leur demander de synthétiser une notion de cours, une activité menée, ou encore un livre en seulement 180 secondes !
📹 Les Boloss des Belles Lettres, de Quentin Leclerc et Michel Pimpant, propose des résumés de grands classiques de la littérature avec du langage familier et de l’argot. Des textes interprétés par Jean Rochefort et disponibles sur YouTube. Des vidéos qui permettent de travailler sur la synthèse, mais aussi sur les niveaux de langue.
🎲 Des jeux pour pratiquer l’oral
De nombreux jeux offrent la possibilité de travailler la compétence orale en classe. Les activités ludiques ont l’avantage de consolider l’esprit d’équipe et ainsi d’instaurer un climat de confiance pour prendre la parole.
Comment j’ai adopté un gnou
Un jeu de dés qui permet de raconter des histoires ! Un jeu simple et ludique pour les cours de français ou de langue. Une activité intéressante en îlot. Les joueurs choisissent entre deux thèmes. Un élève lance un premier dé coloré avec des débuts de phrases, par exemple : “Je me promenais dans la forêt…”. Il doit compléter la phrase. Le joueur suivant lance un autre dé pour poursuivre le récit, et ainsi de suite. Il existe également une version spécialisée dans le merveilleux : Comment j’ai adopté un dragon.
Sur le même principe, vous pouvez également utiliser Story Cubes.
Double mot
Un autre jeu facilement utilisable, en cours de français, de langue ou avec des élèves allophones, pour s’exercer à l’oral tout en s’amusant. Neuf cartes sont posées sur la table face visible. Le but est simple : établir un lien entre deux d’entre elles. Il peut s’agir d’une citation, d’un proverbe, d’un livre, d’une chanson, d’un film… Les autres joueurs doivent ensuite valider cette connexion.
Kosmopoli.t
Kosmopoli.t est un jeu idéal en cours de FLS, de langue ou en lycée professionnel hôtellerie. Les élèves se retrouvent à travailler dans un restaurant qui a la spécificité de ne recevoir que des clients qui parlent des dialectes étrangers ou patois ! En début de partie, les joueurs choisissent deux continents. Ensuite, la salle est ouverte ! Le joueur qui interprète la serveuse écoute les commandes. Il doit au fur et à mesure de ses écoutes transmettre à haute voix ce qu’il entend au maître d’hôtel. L’élève qui joue le maître d’hôtel a la responsabilité de noter les commandes et les numéros de table. Une fois l’écoute terminée, le reste des élèves du groupe, les cuisiniers doivent retrouver les différentes recettes afin que la serveuse puisse servir au plus vite possible l’ensemble des tables. Une activité ludique qui permet de travailler sur la communication et l’organisation.
Nous vous conseillons à ce sujet notre article sur l’apprentissage par le jeu, disponible juste ici ! 😉
Les Cartes Défis
Nous avons créé des cartes défis pour mettre en place des exercices autour de l’oral avec vos élèves. Ces cartes leur imposent une contrainte durant un exposé ou un débat : être synthétique, utiliser des exemples, rester calme… De quoi les entraîner de façon ludique ! Pour vous les procurer, il suffit de cliquer juste ici !
Et ce n’est pas tout ! En complément, nous vous proposons une fiche avec quelques techniques issues de la rhétorique pour faire de vos élèves des orateurs en herbe !
Créer une séance ou une séquence à dominante orale
🎭 Le théâtre
Le théâtre permet de travailler les points essentiels de la prise de parole : l’élocution, la gestuelle, le placement de la voix, mais aussi la posture.
💻 Différents documents sont disponibles sur internet afin de vous aider dans la mise en place d’un atelier théâtral avec votre classe :
L’académie de Nancy-Metz vous propose toute une série de jeux afin de travailler sur l’estime de soi, la confiance, la concentration et le dynamisme.
Auxerreletheatre.com met à disposition une « Banque d’exercices de théâtre à destination des professeurs ». Un dossier extrêmement riche pour pratiquer le théâtre aussi bien avec des collégiens qu’avec des lycéens. Vous découvrirez une multitude d’activités pour travailler sur l’espace, le groupe, le corps, la voix et le texte !
Dramaction, une communauté d’enseignants de théâtre, vous propose des ateliers prêts à l’emploi en libre accès !
💡📹 Afin de travailler sur la prise de parole et l’importance de la diction, nous vous recommandons le film Le Discours d’un roi de Tom Hooper, 2011. Un long-métrage qui peut faire l’objet d’un projet interdisciplinaire : français, histoire et anglais. 😉
🙋️ ️Le débat
Dans toutes les matières et pour tous les niveaux, il est possible d’organiser des débats afin de travailler l’oral et l’argumentation. Nous vous proposons dans cette partie plusieurs idées de thématiques ainsi que différents types de débats.
Le débat réglé ou argumenté
Lors d’un débat réglé, les élèves incarnent des rôles bien spécifiques : médiateur, maître du temps, rapporteur, secrétaire, maître de séance… ou public. 😉
Le médiateur
Le médiateur veille à la répartition de la parole et aux propos utilisés par chacun des participants. Il peut y avoir un médiateur par groupe.
Le maître du temps
Il veille à ce que chaque groupe ait le même temps de parole.
Le rapporteur
Le rapporteur est positionné au tableau. Son but est de noter les différents arguments donnés dans chacun des deux groupes. Il peut y avoir plusieurs élèves qui occupent cette fonction. Par exemple : deux rapporteurs, l’un va noter les idées énoncées par le groupe 1, tandis que l’autre se chargera des propos du groupe 2.
Le secrétaire
Un ou deux élèves peuvent être nommés secrétaires. Ils auront à charge de garder une trace écrite de la séance : prendre en note les éléments inscrits au tableau par les rapporteurs, mais aussi le bilan de l’activité.
Le maître de séance
Situé en bout de table, le maître de séance anime le débat. Il ouvre et clôture la séance. Il a également pour charge de relancer la discussion ou de poser une question aux participants les plus discrets.
Le public
Les élèves qui ne prennent pas part au débat forment le public. Ils sont spectateurs de la discussion et en fin de séance devront établir un bilan de la discussion : le groupe qui les a le plus convaincu, la qualité de l’échange, les éléments à améliorer pour la fois suivante.
Le débat mouvant se déroule généralement de la manière suivante : les participants sont debout et une ligne (imaginaire ou une bande de gros scotch) divise la classe en deux. Le sujet de discussion est affiché au tableau. Chacun se place d’un côté ou de l’autre de la salle selon son opinion. Les participants indécis restent au milieu. Un premier élève est alors invité à donner un argument pour expliquer sa position. Le camp adversaire peut alors soumettre un contre-argument. Au fil de la discussion, les élèves incertains peuvent se diriger vers le camp qui les a le plus convaincus et l’ensemble des participants a également la possibilité de changer de place : rejoindre l’équipe adversaire ou bien se positionner dans la zone neutre.
Avec le débat mouvant, les élèves prennent conscience de deux facteurs importants :
Notre avis sur un sujet peut évoluer.
Avoir une bonne maîtrise de l’argumentation permet de rallier des personnes à sa cause.
💡 Quelques liens pour vous aider dans la mise en place d’un débat mouvant :
Réseau Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale – « Débat mouvant »
💡 L’académie de Nantes vous propose une série de séances de débats prêtes à l’emploi, pour tous les niveaux et toutes les matières ! Il n’y a plus qu’à fouiller pour trouver la perle rare !🕵️
🎤🏆 Organiser ou participer à un concours d’éloquence
Des concours au niveau académique sont également proposés. Par exemple, le rectorat de Toulouse organise, pour l’année scolaire 2020-2021, un concours académie d’éloquence. L’événement s’adresse aux élèves de seconde de lycée général et aux élèves de seconde et de première de lycée professionnel. L’académie de Strasbourg, de son côté, propose un concours d’éloquence lycéen sur l’environnement.
Un concours d’éloquence peut également se dérouler au sein d’un établissement, entre plusieurs classes d’un même niveau par exemple.
Quelques outils pour préparer un concours d’éloquence
📖 La Parole est un sport de combat, écrit par l’avocat Bertrand Périer. Ce livre vous propose une série d’exercices, à tester avec vos élèves, afin de préparer un passage oral. Bertrand Périer est l’un des formateurs du projet Eloquentia, organisé par Stéphane Freitas à l’Université Paris-VIII en Seine-Saint-Denis.
📹 Le film À voix haute : La force de la parole de Stéphane de Freitas et Ladj Ly. Un documentaire qui suit des étudiants de l’Université Paris-VIII dans la préparation du concours Eloquentia. Vous pourrez ainsi retrouver certains exercices proposés dans le livre de Bertrand Périer.
De nombreux dossiers pédagogiques sont disponibles en ligne :
📹 Le film Banlieusards réalisé par le rappeur Kery James. Au cœur de ce long-métrage, la problématique suivante : l’État est-il responsable de la situation actuelle des banlieues en France ? Un sujet qui peut ensuite faire l’objet d’un débat au sein de la classe en reprenant les arguments évoqués dans le film. Culturethèque vous propose un dossier pédagogique du film en libre accès !
📹 Le film Le Brioréalisé par Yvan Attal, aborde également la problématique des inégalités sociales face à la prise de parole.
Découvrez le dossier pédagogique proposé par le CNDP.
📹 Des vidéos sur YouTube, des procès organisés par des élèves en Droit. Vous pourrez ainsi assister au jugement de Lord Voldemort ou à celui de Dark Vador !
Préparer un oral à la maison – ou en distanciel !
📹 Des vidéos interactives
Pour s’exercer à la maison sur le travail oral, il est possible de demander aux élèves de se filmer, par exemple, à l’aide de leur téléphone. Les fichiers peuvent être facilement envoyés au professeur grâce à l’application wetransfer. De manière gratuite et très rapide, vous pouvez ainsi transférer des fichiers lourds.
Un travail de montage peut ensuite être effectué avec Imovie sur Apple, mais aussi Windows Movie Maker sur PC, ou bien encore avec Adobe Spark. L’application « Adobe Spark » est gratuite, accessible sur téléphone, sur tablette et ordinateur. Les fonctionnalités sont simples d’accès et intuitives. Vous trouverez ici un tuto pour réaliser des montages vidéos avec ce logiciel.
Ainsi, vous pouvez demander facilement à vos élèves de créer du contenu audio. Par exemple, en cours de français, demander la réalisation d’une vidéo à la manière d’un Booktubeur, pour présenter un livre.
Le fait de se filmer permet également aux élèves de s’auto-évaluer : observer ses tics de langage, sa posture, mais aussi sa gestuelle et le placement de sa voix.
💡 Plusieurs vidéos tutos sont également disponibles sur le web afin de s’exercer à la maison ou en classe. En voici quelques exemples :
Péroraison, subts. féminin : conclusion ou dernière partie d’un discours.
La prise de parole est un exercice complexe qui requiert de nombreuses compétences. Nous espérons que les différentes ressources proposées au sein de cet article vous aideront à mettre en place des activités orales avec vos classes. N’hésitez pas à partager en commentaire les différentes activités que vous utilisez en classe ! 😉
💡 Si vous souhaitez lire notre dernier épisode consacré aux témoignages de différents collègues, ça se passe ici !
Beaucoup d’enseignants utilisent le jeu ou souhaitent l’exploiter afin de diversifier les activités proposées en classe. L’utilisation du jeu en classe, pour un usage pédagogique, est d’ailleurs recommandé par le réseau Canopé*. Seulement voilà, ce n’est pas toujours évident de savoir comment s’y prendre : quel jeu choisir ? Dans quel but ? Comment l’exploiter en classe ?
Nous vous proposons de découvrir notre carte, afin de vous aider dans la mise en place d’activités ludiques avec vos élèves. Au menu du jour, différentes formules selon votre envie ! 😉
Dans tous les cas, il y en a pour tous les goûts et tous les âges ! 😉
* Dossiers et études complémentaires sur l’utilisation du jeu en classe, disponibles ici.
🥗 ENTRÉE
Une mise en bouche ! 😋
En entrée, le chef vous a concocté une salade composée : des conseils généraux pour pouvoir créer vos propres recettes avec des ustensiles pratiques pour laisser libre cours à votre imagination !
💡Des conseils généraux pour imaginer vos propres recettes
Avant d’attaquer le plat de résistance, voici quelques conseils pour vous épauler dans la mise en place d’activités ludiques avec vos élèves :
Définir le temps que vous souhaitez consacrer à l’activité pour pouvoir ajuster le niveau de difficulté du jeu, mais aussi pour réfléchir aux compétences que vous souhaitez travailler.
Différencier en variant les niveaux de difficulté. Vous pouvez concevoir des cartes avec plusieurs niveaux pour rendre le jeu accessible à tous les élèves.
Last but not least : tester le jeu à l’avance avec votre famille ou avec des amis, afin de bien maîtriser les règles et de bien vous les approprier !
🍽 Des ustensiles pratiques pour vous aider à réaliser vos jeux
💾 Une plastifieuse : très utilisée dans le premier degré. Plastifier vos cartes et vos plateaux vous permet de pouvoir conserver vos jeux sur plusieurs années !
🎲 De nombreux accessoires pour créer des jeux existent à la vente : des dés, des pions, des cartes vierges, des plateaux cartonnés vierges. Vous pouvez retrouver tout le matériel dont vous avez besoin ici.
♟ Pour les pions, vous pouvez utiliser des petits jouets (par exemple les surprises Kinder) ou des fèves. Il est également possible de demander aux élèves de réaliser leur(s) pion(s) à la maison ou en cours d’arts plastiques.
👝 Pour ranger vos dés et vos pions par catégorie, au lieu de posséder un tas de petites boîtes, il existe des sacs à dés avec des compartiments ! Très pratique pour conserver tout son matériel dans une seule pochette.
♻️👟Vous pouvez donner une deuxième vie à vos boîtes à chaussures en les utilisant comme carton de rangement pour vos créations !
Si cet article vous plaît et que vous souhaitez en savoir plus, alors foncez lire le deuxième épisode ici ! 😉
Nous espérons que vous vous êtes régalé avec notre entrée ! Souhaitez vous passer à la suite ? Pour poursuivre, le chef vous propose différents menus afin de créer des jeux adaptés à toutes vos envies.
Si vous n’avez pas encore goûté notre salade (partie I), nous vous invitons à vous rendre ici ! 😉
🍟 Fast Game
Des jeux rapides à concevoir, mais aussi à mettre en place. Ils sont facilement adaptables selon le niveau de la matière.
💻 Des sites web : créer ses propres jeux
Beaucoup d’applications en ligne vous permettent désormais de créer de manière très rapide et très facile vos propres jeux !
📌 Learningapps : cette application vous permet de créer très facilement différents types d’activités en ligne. Il vous suffit de cliquer sur « créer une appli » et de sélectionner ensuite le modèle de jeu que vous souhaitez réaliser !
Vous trouverez également tous les exercices déjà conçus et prêts à l’emploi pour une activité sur tablette ou en salle informatique. Il vous suffit de cliquer sur « découvrir des applis » ou de taper un ou plusieurs mots clés dans l’onglet « rechercher applis ». 😉
💡 Un format intéressant pour varier les activités de cours en distanciel !
📌 Il existe également de nombreux générateurs de jeux : mots croisés, jeux de sept familles ou sudokus… Ainsi, vous avez la possibilité de réaliser des activités en quelques clics ! Il vous suffit ensuite de les imprimer.
📌 Scratch : une application très utilisée par les professeurs de mathématiques pour l’initiation au code. Grâce à cet outil, vous pourrez créer des animations, des histoires interactives, mais aussi des petits jeux en ligne ! Un dispositif qui peut facilement donner l’occasion de créer un projet interdisciplinaire. Découvrez le projet de Brahim Sekkal, professeur de maths, dans la partie “dessert”. 😉`
💡Le saviez-vous ? Dans notre nouveau manuel de mathématiques, nous vous proposons un cahier Scratch interactif et totalement gratuit ! Disponible ici !
🧩 Jeux vierges : pour les créatifs !
📌 Le jeu de l’oie : sur internet, vous trouverez de nombreux plateaux de jeu de l’oie vierges. Il vous suffit alors de les compléter avec la thématique de votre choix : les différentes étapes de l’odyssée d’Ulysse, des calculs rapides ou bien encore des conjugaisons…
💡 Vous pouvez remplir les cases et inventer les règles du jeu vous-même ou bien confier cette tâche aux élèves.
📌 Le Jungle Speed : un jeu de réflexe et de rapidité idéal pour vérifier que l’on maîtrise bien les bases d’un chapitre ou d’une séquence. En cliquant ici, vous trouverez un petit tutoriel de cinq minutes pour vous familiariser avec les règles et la mise en place de l’activité.
Mallory, professeure des écoles en Isère, laclassedemallory.net, vous propose un « Jungle Type » pour réviser les types et formes de phrases. Il existe aussi des « Jungle Maths ». Sur le même principe, vous pouvez imaginer le vôtre pour réviser une notion de cours avec vos élèves.
🥡 JEUX À EMPORTER
Des activités ludiques prêtes à l’emploi. Il ne vous reste plus qu’à les déballer pour les tester !
🤝 “Team Building” : des idées de jeux qui permettent de renforcer la cohésion d’équipe !
📌 Zombie kids Évolution : un jeu coopératif avec des parties courtes (environ 15 minutes). Une activité qui peut être intéressante pour le développement de l’esprit d’équipe en collège ! Le jeu vous propose plusieurs niveaux de difficulté avec des enveloppes à ouvrir et des récompenses à gagner, au fur et à mesure de votre avancée. Plus vos élèves réussissent à communiquer, plus ils avancent dans le jeu. Inversement, si personne ne s’écoute, ils se feront rapidement dévorer par les nombreux zombies-profs ! 🧟
📌 Totem : une activité qui permet de faire connaissance avec ses camarades et d’instaurer un climat de confianceau sein de la classe. Un jeu que nous vous recommandons pour animer une heure de vie de classe ou un petit temps en début d’année.
📌 Concept : apprendre à se faire comprendre efficacement dans son équipe, uniquement avec des symboles ! 💡Vous avez la possibilité de compléter avec le tapis de jeu pour obtenir un plus grand plateau !
📚 Des livres : des énigmes, anagrammes, mots croisés, etc., pour le collège
Des activités qui peuvent être proposées en individuel ou par groupe selon l’objectif. Les jeux en individuel favorisent la concentration, en fin de séance ou de journée, lorsque les élèves perdent en attention et que le niveau sonore augmente… Ils permettent de travailler différemment.
🎲 Story Cubes : des boîtes de dés pour inventer des histoires individuelles ou collectives !
Idéale pour créer des histoires, à l’oral ou à l’écrit, la collection Story Cubes propose toute une série de dés qui permettent de développer l’imagination. Un jeu utilisable aussi bien pour des cours de français que pour des cours de langue étrangère. On peut très bien instaurer un rituel hebdomadaire, en demandant à tour de rôle à chaque élève de venir au tableau lancer les dés et raconter une histoire : cubes originaux, actions, mystère, histoire, héros, fantaisie…
On trouve même des cubes Harry Potter et Star Wars pour les professeurs qui réalisent une séquence ou un projet à l’année autour de ces thématiques !
♟ Des jeux de plateau : de deux à quatre joueurs par îlot
📌 Who’s she ? : par Playeress, projet réalisé grâce à une campagne de financement. Un jeu de plateau féministe, le « Qui est-ce ? » revisité pour découvrir les femmes qui ont marqué l’Histoire. Il existe même des posters et cartes à gratter, idéals pour décorer une salle de classe ! Le jeu existe en plusieurs langues (anglais, français, italien, espagnol, allemand et polonais), il peut donc être utilisé en cours d’histoire, d’EMC, de français, mais aussi de langues vivantes ! Vous avez la possibilité de demander une vente en gros pour équiper un établissement ou une salle de classe.
📌 Monopoly : Benoît Deguerville, professeur d’économie-gestion dans l’académie de Versailles, a créé un plateau prêt à l’emploi pour des classes de lycée. Une création qui vous donnera peut-être envie de vous lancer dans l’aventure et d’imaginer la vôtre ! Retrouvez son témoignage dans la partie “dessert” ! 😉
📌 La Bonne paye ! : Le lycée professionnel Jean d’Arcet, dans l’académie de Bordeaux, a revisité La Bonne Paye afin d’étudier la politique salariale d’une entreprise.
📌 Trivial Pursuit : Dans le cadre de la liaison collège-lycée, le collège Albert Camus Thiais et le lycée Apollinaire, de l’académie de Créteil, ont mis en place un grand quiz interscolaire. Un projet destiné aux collégiens en option latin / grec et qui permet de découvrir de manière ludique le programme de lycée !
💡 Quelques liens vers d’autres Trivial Pursuit :
📎 Maths Pursuit : Sur le même principe que le Trivial Pursuit, Mathix.org tenu par Arnaud et Julien Durand, deux professeurs de maths en collège, vous propose en téléchargement libre le jeu Maths Pursuit, réalisé par Julien Stimpfling !
🃏 Des petits jeux de cartes : des activités collectives
Les petits jeux de cartes peuvent devenir des rituels de classe hebdomadaires, mensuels, ou bien encore sur une séquence spécifique. Ils peuvent également devenir un outil ludique pour introduire une activité, mais aussi mettre en place une évaluation diagnostique du niveau des élèves.
📌 La collection Assimil, pour les langues vivantes et anciennes : My Tailor is rich !, Etymolinguo et Latinolinguo. Des jeux rapides de culture générale qui permettent de consolider ses connaissances sur la culture de différentes civilisations, mais aussi de découvrir les origines de la langue française.
📌 La collection Science & Vie Junior : Une découverte par jour 2021, un petit quiz par jour. Il peut s’agir d’un rituel de classe. Il est aussi possible de demander aux élèves d’imaginer de nouvelles questions (recherches ou reprise des éléments de cours) et de venir à tour de rôle durant l’année proposer leur devinette au reste de la classe.
📌 Mimetix : jeu de mimes des expressions françaises, idéal avec des élèves allophones ! Il est aussi possible d’adapter le jeu pour les cours de langue. Par exemple, créer des cartes avec des expressions anglaises. Vous pouvez le confectionner vous-même ou demander aux élèves de compléter le jeu.
📌 Il était une fois : un jeu de cartes à utiliser avec des élèves de fin de cycle 3, début de cycle 4, pour inventer des histoires. Vous avez la possibilité de créer une extension en proposant l’activité suivante : imaginer des cartes supplémentaires à ajouter au paquet.
🥘 JEUX GARGANTUESQUES
Des idées de projets à l’année ou, au minimum, sur plusieurs semaines. Des activités qui permettent de s’approprier et réviser le programme tout en s’amusant !
🪐 Survive on Mars
Et si vos élèves partaient faire un voyage sur Mars ? C’est le projet fou, créé par deux professeurs de S.V.T : Grégory Michnik et Mélanie Fenaert. Un jeu immersif, avec plusieurs missions de différents niveaux : du cycle 3 à la terminale ! Les élèves doivent mettre à profit leurs connaissances et leurs compétences en sciences pour tenter de survivre sur une planète hostile et accomplir des missions. Le jeu est conçu à l’aide de la plateforme Genially.
Pour en savoir plus, retrouvez en “Dessert” le témoignage de Geneviève Ponsonnet, professeure de physique-chimie au lycée Blaise Pascal, dans l’académie de Versailles et collaboratrice du projet Survive on Mars.
Geneviève Ponsonnet a réalisé un Escape Game, en Physique-Chimie, pour notre manuel de seconde : « À la recherche de l’éthanol ». Disponible ici.
🔒 Escape Game “handmade” : créer son scénario
Si vous avez le temps, l’envie et une bonne dose d’imagination, alors vous pouvez également imaginer votre propre scénario ! Nous vous proposons un mode d’emploi pour réaliser votre propre jeu. 😉
Ce projet peut donner lieu à un travail interdisciplinaire. On peut imaginer que les élèves réalisent le contenu du projet : créationdes énigmes et des codes dans différentes matières.
L’équipe enseignante sélectionne ensuite les meilleurs travaux pour les introduire dans l’Escape Game. Au mois de juin, par équipes, les élèves pourront se prêter au jeu et ainsi réviser, tout en s’amusant, les notions étudiées tout au long de l’année scolaire.
💡 Nous vous conseillons de lire, en complément, notre article sur la plateforme Genially qui vous offre la possibilité de créer des Escape Games (et bien d’autres jeux) en ligne !
💡 Webinaire d’EducLAB TV sur la réalisation d’un Escape Game pédagogique, à découvrir ici.
Vous n’avez pas le temps ni l’envie de vous lancer dans un grand Escape Game maison ? Pas de souci ! Il existe aussi des scénarios prêts à l’emploi qui n’attendent plus que vous ! 😉
⌛️ Escape Game : à faire réchauffer
Vous ne savez pas en quoi consiste un Escape Game ? Nous avons tout prévu avec un article entièrement dédié au sujet ! Il vous suffit de vous rendre ici. 😉
📌 Scape.enepe.fr. : un site qui regroupe des Escape Games pour toutes matières et tous niveaux, créés par des professeurs et prêts à l’emploi !
Avec le succès fulgurant des salles d’Escape Games, plusieurs sociétés de jeux ont repris le concept. Il existe donc différentes boîtes toutes prêtes pour organiser un petit Escape Game sur une ou deux séances avec des élèves de collège :
📌 Le Memory : un jeu très enfantin et populaire. Une règle basique : retourner une carte et trouver sa jumelle. Il est tout à fait possible de l’adapter pour réaliser un dispositif de révisions pour n’importe quelle matière et n’importe quel niveau ! Par exemple : des paires terme/définition, des paires image/mot associé, un calcul et son résultat, etc. Lorsque l’on rencontre une définition ou à la fin de l’activité, on peut demander aux élèves de créer une paire de cartes. Il suffit ensuite de plastifier l’ensemble du jeu pour pouvoir l’utiliser comme outil de révision en fin de période ou d’année, mais aussi pour réviser un examen.
💡 Une activité qui peut aussi s’avérer très utile avec des élèves allophones afin d’apprendre du vocabulaire (quotidien ou technique).
📌 Les cartes à collectionner : connaissez-vous les cartes Magic, Pokémon, Dragon BallZ ? Si oui, le principe demeure similaire ! Nous vous proposons de créer avec vos élèves des cartes à collectionner ! On peut l’utiliser pour se constituer un deck (paquet de cartes) de personnages littéraires, mais aussi des écrivains, des scientifiques, des figures politiques…
♟ Des jeux de plateau : imaginer sa maison d’édition de jeux
📌 La construction de son plateau : par exemple, en cours de français, concevoir une séquence autour du roman Le Crime de l’Orient-Express peut mener à la réalisation d’un plateau de Cluedo.
Les élèves par îlot doivent enquêter sur un personnage, une analyse de texte ludique : dresser son portrait physique et moral, retrouver le lieu de son meurtre, l’arme du crime…
Le projet a la possibilité de devenir interdisciplinaire. Vous pouvez proposer au collègue d’arts plastiques de réaliser le plateau. Il faut également écrire les règles du jeu et donc faire appel aux compétences grammaticales et syntaxiques.
📌 Les jeux de culture générale : dans le but de réviser les notions du programme étudiées tout au long de l’année, de manière ludique, il est possible de réaliser un jeu de culture générale. Il peut s’agir d’un projet annuel et interdisciplinaire. 😉 Les élèves créent les cartes au fur et à mesure durant l’année, dans toutes les matières impliquées. Au mois de juin ou à la fin de chaque trimestre, on peut imaginer la mise en place d’un tournoi !
💡 Beaucoup de jeux peuvent venir servir de modèle de base afin de réviser toutes les matières :
Il vous reste bien une petite place pour le dessert ? Si c’est le cas, alors venez dévorer les témoignages de collègues sur leur utilisation du jeu en classe, ici ! 😉
Il vous restera bien une petite place pour le dessert ? Dans cette dernière partie consacrée à l’utilisation du jeu en classe, nous vous proposons de découvrir les témoignages de Brahim, Benoît et Genevieve. Ils sont tous les trois professeurs et ont accepté de nous parler de leur expérience de terrain.
Vous n’avez pas encore lu les deux autres épisodes de notre article ? Il n’est pas trop tard pour goûter notre salade composée – épisode 1 -, ou bien découvrir l’un de nos menus – épisode 2 – ! 😉
👨🏫🎮 Brahim Sekkal, professeur de maths en collège, dans l’académie de Grenoble
Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le projet que vous avez mené avec vos élèves ?
Nous avons travaillé sur la création d’un jeu vidéo à l’aide du logiciel Scratch : un outil de programmation. Les élèves avaient le choix entre deux projets guidés : une course de voiture ou la création d’un labyrinthe à la Pacman. Ils avaient également la possibilité d’opter pour une réalisation libre. Il s’agit d’un travail de plusieurs mois. Les élèves ont quelques séances en classe entière, mais la majorité du travail s’effectue en dehors des cours. Ils ont également le choix de se mettre par groupe ou non.
Extrait du projet libre réalisé par Fanny Sartre
Quel était le profil de la classe avec laquelle vous avez mené ce projet ?
Le projet est réalisé en classe de troisième. Il faut une maîtrise du logiciel et la connaissance de l’algorithmique. Après deux ans de travail pour les élèves sur ces notions (cinquième et quatrième), cela est plus pertinent de le faire en troisième.
Est-ce une activité que vous avez l’habitude de proposer ?
C’est une activité que je propose depuis l’introduction de l’algorithme en mathématiques au collège.
Quels étaient les enjeux et l’objectif final de l’activité ?
L’objectif est de créer un jeu attractif pour l’ensemble des collégiens de l’établissement. Les élèves doivent faire preuve de créativité, même pour les projets guidés. Ils ont la base du jeu mais ils doivent néanmoins introduire de nouvelles fonctionnalités pour l’améliorer le jeu. En fin de projet, j’organise des exposés, devant la classe. Le but de l’oral est le suivant : présenter son jeu et les différentes améliorations apportées.
Je suis accompagné d’un autre membre du jury : un collègue, d’une autre matière, si possible. Cela permet aux élèves d’avoir un premier entraînement pour l’oral du brevet.
Si vous deviez faire un bilan de votre expérience : les points positifs et négatifs ?
Tous les élèves ont joué le jeu, y compris ceux en grande difficulté ! 😊. Ils sont heureux de présenter leur travail à la classe. Le travail de chacun est valorisé. Néanmoins, les programmes ont parfois des bugs ; pour trouver d’où vient le problème il faut relire tous les programmes du projet et cela peut être long. Il arrive qu’on ne trouve pas le souci, cela est frustrant pour les élèves et moi-même.
Quels conseils donneriez-vous à un enseignant qui souhaite entamer un projet ludique avec sa classe ?
Les conseils que je pourrais donner sont les suivants :
Il faut bien définir l’objectif final aux élèves.
Pour un projet long – plusieurs mois -, il est important de définir des temps forts pour voir où les élèves en sont et les relancer si besoin.
Dans le cadre d’une activité qui requiert l’utilisation de l’informatique, il faut demander plusieurs sauvegardes : une dans l’établissement, sur le compte personnel de l’élève et d’autres sur des clés USB, par exemple.
👨🏫♟️ Benoît Deguerville, professeur d’économie-gestion en lycée professionnel, dans l’académie de Versailles
Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le projet que vous avez mené avec vos élèves ?
Après une année 2019-2020 marquée par le confinement et quelques semaines d’enseignement à distance, parfois compliquées pour les élèves, j’avais l’ambition de leur donner envie de revenir en classe et de recréer un climat de classe positif.
J’ai souhaité consacrer ma première séance à la réactivation des connaissances, par un jeu de société : le Monopoly de l’économie-gestion. Plateau de jeu créé à l’aide de Genially, le plateau étant interactif avec des questions du programme d’économie-gestion, posées sur chacune des cases.
Quel était le profil de la classe avec laquelle vous avez mené ce projet ?
J’ai créé deux versions du jeu de Monopoly : une version pour mes quatre classes de Première et une version pour mes quatre classes de Terminale. Il s’agit de classes de sections industrielles MELEC (Métiers de l’Electricité et des Environnements Connectés) et SN (Systèmes Numériques). Il s’agit de classes quasi-exclusivement masculines (1 seule fille sur l’ensemble de ces classes), avec lesquelles je développe le travail de groupe et l’autonomie.
Vous venez de lancer ce jeu de Monopoly, avez-vous envie de reconduire le projet à la rentrée prochaine ?
J’ai lancé le jeu à la rentrée 2020-2021 et à la vue de l’engagement des élèves dans cette activité qui leur était proposé, je me suis engagé auprès d’eux à renouveler ce projet.
Les conditions quelque peu extra-ordinaires de cette année ne m’ont pas permis de renouveler cette expérience au cours de l’année mais je prépare, pour mes classes de Terminale, une version actualisée pour réviser les connaissances en vue de l’examen.
J’ai néanmoins de nouveau utilisé le jeu dans ma pédagogie en utilisant le jeu « Mes questions d’argent : le jeu », édité par la Banque de France, pour aborder les connaissances liées au budget des ménages. Je crée également très régulièrement des activités du type « Jeu du millionnaire » pour vérifier les pré-requis en début de séance ou en synthèse d’une séance.
Si vous deviez faire un bilan de votre expérience : les points positifs et négatifs ?
En termes de bilan, une activité comme celle-ci permet de faire participer l’ensemble des élèves. Chaque élève jouant chacun leur tour, chacun peut prendre la parole et s’exprimer. De plus, dans ce type d’activité, les élèves n’ont pas l’impression d’engager des efforts grâce au côté attrayant du jeu.
Dans cette activité menée avec les élèves, l’un des points négatifs a été le volume sonoreau sein de la classe. En effet, les élèves « jouant » en groupes, les échanges entre eux ont été multiples et bruyants, particulièrement quand certains élèves très démonstratifs trouvaient la bonne réponse !
Le temps de conception du jeu, de réflexion et de logistique (découpage des cartes) est également un frein à la reconduction régulière de cette activité.
Quels conseils donneriez-vous à un enseignant qui souhaite entamer un projet ludique avec sa classe ?
Pour bien entamer un projet ludique, il faut tout d’abord bien le penser à la fois en termes de contenus pédagogiques mais également en termes de règles du jeu et d’organisation au sein de la classe. Bien qu’il s’agisse d’une activité ludique, il faut que le cadre soit clairement posé. Mais surtout, il ne faut pas avoir peur de se lancer ! Pourquoi ne pas mêler à la fois plaisir et savoir ?! 😉
🧑🏼🏫🪐 Geneviève Ponsonnet, professeure de physique-chimie, dans l’académie de Versailles
Qui participe au projet « Survive on Mars » ?
Les créateurs du projet sont Grégory Michnik et Mélanie Fenaert, tous les deux professeurs de SVT. L’équipe regroupe maintenant une quinzaine de professeurs, dans plusieurs disciplines, de l’élémentaire au lycée !
Pouvez-vous nous présenter le projet ?
Survive on Mars, est une simulation globale d’un futur proche où Mars est colonisée par des scientifiques. Il s’agit d’un jeu sérieux numérique. Les élèves sont amenés à remplir des missions scientifiques au sein d’un univers scénarisé et ludifié, où ils incarnent des personnages. Le jeu, créé par des enseignants en 2016, s’articule autour de nouvelles modalités pédagogiques, tout en laissant un large champ à la liberté pédagogique de chaque enseignant.
Avec la pratique, Survive on Mars évolue progressivement vers un outil de formation continue. Il est, bien sûr, toujours au service des élèves mais aussi des enseignants, pour développer de nouvelles compétences et pratiques pédagogiques. Le jeu sert dans le cadre de formations pour permettre à d’autres enseignants de découvrir ces pratiques, en les mettant en situation à l’image de ce que vivent les élèves en classe. Des missions spéciales ont été créées dans ce but, comme la mission « Fleur bleue sur planète rouge », ou encore l’escape game « Escape from Tortuga ».
Survive on Mars est porté par un collectif d’une quinzaine d’enseignants motivés, créateurs de contenus. Le jeu est un moteur de la motivation et de la créativité des enseignants au service de leurs élèves. Il favorise leur travail en équipe à distance par le biais des réseaux.
Comment vous organisez-vous au niveau du travail ?
Nous avons un groupe de discussion privé sur Twitter, ainsi qu’un dossier partagé (Onedrive) dans lequel les ressources sont déposées (images, fiches ressources, liens…). Les professeurs qui souhaitent participer nous contactent et sont intégrés dans le groupe. Nous partageons alors nos ressources, et échangeons ensemble sur les projets. Il existe également un site, mais il a été piraté, et pour l’instant, nous n’avons pas prévu de le réparer…
Nous échangeons en message privé, et aidons les collègues qui le souhaitent pour la création des vidéos (nous avons un kit vidéo), ou le plateau de jeu (Genially).
Une fois la mission terminée, nous la testons (un ou deux professeurs du groupe), puis nous intégrons un lien dans le Genially d’entrée (SOM Gate).
Combien de temps cela vous prend-il ?
Beaucoup de temps ! 😅 Tout dépend de la mission. Parfois, nous utilisons d’anciennes ressources (séances de travaux pratiques par exemple), que nous adaptons, exploitons et transformons en “mission”. Parfois, suite à une discussion, ou à la lecture d’un article, nous avons une nouvelle idée.
Il faut du temps pour créer le scénario, préparer et enregistrer les vidéos, construire le plateau de jeu (étape la plus longue), les ressources complémentaires (images, fiches techniques, indices)… puis tester la mission, pour vérifier que le scenario est cohérent, et que les indices permettent de répondre aux questions.
Comment est né le projet et à qui s’adresse-t-il ?
Mélanie Fenaert et Grégory Michnik, professeurs de SVT, à la suite du CLIC 2016, sont à l’origine du projet. Ils ont créé la première mission pendant l’été 2016. SoM était né ! Au départ, le jeu était destiné aux élèves de seconde, pour travailler le cours de SVT. Le programme alors en vigueur était tout à fait transposable sur le sujet de la vie sur Mars.
Petit à petit, d’autres professeurs ont rejoint le projet, créant des missions dans d’autres disciplines (Physique-chimie, maths, technologie, français….) et niveaux (lycée, collège !).
Quels en sont les objectifs ?
Tout en conservant comme objectif principal l’appropriation des contenus scientifiques par les élèves, les missions leur permettent de travailler des compétences transversales telles que la collaboration, la communication, l’autonomie, la créativité.
J’ai entendu parler d’un projet d’extension avec des enquêtes… Est-ce vraiment d’actualité ?
Afin d’exploiter d’autres leviers ludiques, des enquêtes et escape games pour les élèves ont été élaborés en complémentarité, entre les recherches et expérimentations scientifiques au long cours et un jeu d’évasion final en temps limité.
Avec les changements de programmes à la rentrée 2019, les professeurs n’ont pas eu le temps de reprendre et adapter les anciennes missions. Ils n’ont pas pu non plus en créer de nouvelles, mais nous espérons que le projet pourra reprendre très prochainement (pour la rentrée 2021 ?).
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
La principale difficulté est le manque de temps ! Notre équipe ne manque pas d’idées, mais les changements de programme ont donné beaucoup de travail depuis deux ans… avec les changements des programmes dans les trois niveaux !
Comment utilisez-vous « Survive on Mars » avec vos classes ? Quels en sont les apports ?
J’utilise les missions de SoM en séances de travaux pratiques, ou pour faire réaliser un travail en autonomie. Les élèves découvrent la mission en classe par exemple, commencent à chercher des indices, réfléchissent ensemble, puis répondent, expérimentent. Les missions permettent de mettre en oeuvre pas mal de compétences : travailler en autonomie, ou en collaboration, chercher des informations, analyser des documents, des ressources, expérimenter, observer, conclure….
Grâce aux missions, un professeur peut faire travailler les mêmes compétences qu’avec un cours “classique”, mais de façon ludifiée !
Quels conseils donneriez-vous à un enseignant qui souhaite se lancer dans l’aventure ?
Nous contacter via Twitter ou par le groupe Facebook ! ☎️ L’équipe est prête à accompagner les collègues qui souhaitent créer des missions ou utiliser nos missions avec leurs élèves ! 😉
Un parcours m@gistère (officiel) sera bientôt disponible en auto-inscription pour collaborer au projet !
Nous espérons que cet article vous ouvrira l’appétit ! On espère qu’il vous donnera envie de vous lancer dans l’aventure du jeu avec vos élèves ! N’hésitez pas à partager en commentaires : vos retours d’expériences, les jeux que vous utilisez en classe, vos découvertes ! Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une bonne digestion ! 😉🍽
Nos ressources en philosophie se mettent en mode vacances et vous accompagnent sur le chemin de la détente. Elles vous ont même prévu un programme sur mesure… Lisez, visitez, écoutez et profitez pendant tout l’été !
1/ Les films et séries à ne pas manquer
Entre l’un de nos films préférés de 2020 et une excellente série française sortie en 2021, notre coeur balance. Profitez de vos soirées de libre pour regarder les deux ! Et gardez-les sous le coude pour la rentrée : ils pourront toujours servir de ressources en cours de philosophie !
Drunk, c’est l’histoire de quatre amis profs en lycée, la quarantaine cafardeuse, qui prennent la décision d’expérimenter la théorie d’un philosophe norvégien selon laquelle l’homme serait au summum de ses capacités à 0,5g d’alcool dans le sang. Après des débuts flamboyants, l’expérience dégénère… de manière différente selon les individus. Est-on vraiment plus heureux en étant un peu absent à soi-même ? Le film tente de répondre à cette question en prenant tous les atours d’une cuite plutôt jouissive : euphorie, extase, perte de contrôle, black-out et réveil difficile… Sans poser ni morale, ni conclusion, il nous offre à la fois le flacon et l’ivresse.
Au lendemain des attentats du 13 novembre, le docteur Dayan (Frédéric Pierrot), psychanalyste, reçoit dans son cabinet des individus ébranlés, dont une chirurgienne, un couple dysfonctionnel, un policier de la BRI et une ado suicidaire, respectivement interprétés par Mélanie Thierry, Clémence Poésy et Pio Marmaï, Reda Kateb, et Céleste Brunnquell. Chaque épisode correspond à une séance d’analyse avec un patient, et nous confronte au processus psychanalytique… Et à sa face cachée, puisque le psy est lui-même en analyse. Outre sa justesse, due à sa distribution, En Thérapie questionne avec brio les concepts d’individualité, de liberté, de société, ou encore de traumatisme.
2/ Des livres à mettre dans votre poche
En plus de cette sélection littéraire, on vous propose également des ressources en philosophie qui accompagneront vos lectures d’été.
Au fil du temps, nos villes sont devenues de gigantesques enchevêtrements de machines et de technique, au point d’en perdre de vue leur fonction originelle : être le cadre de vie de l’humain. Au sein de La ville machine et à l’heure où la pandémie que nous traversons remet en question le modèle urbanistique moderne, Jacques Ferrier, architecte, s’interroge sur la manière dont nous pourrions remettre le corps au cœur de l’espace urbain.
Autour du livre 👉 Podcast sur la ville de demain avec Jacques Ferrier à écouter ici
Les couleurs existent-elles vraiment ? C’est la question posée par l’essai De la couleur de Claude Romano qui remet en question notre système chromatique. De Locke à Schopenauer en passant par Merleau-Ponty, l’auteur mobilise de nombreuses références pour développer l’idée que la couleur n’est ni phénomène, ni perception, ni même seulement esthétique, mais bien tout cela à la fois.
Autour du livre 👉Série De la couleur ! sur France Culture avec Claude Romano à découvrir ici
Durant une année entière, Joy Sorman s’est rendue au pavillon 4B d’un hôpital psychiatrique pour rencontrer ceux que l’on appelle “fous” et leurs soignants. Après avoir écouté leurs récits de vie et recueilli leurs témoignages, elle a décidé d’en faire un roman. Elle donne ainsi une visibilité à leurs existences souvent teintées de violence, de pertes et de peines. Par ce texte, elle restitue leur parole heurtée à travers un récit où les frontières entre fiction et réalité sont parfois floues. Et questionne, à l’instar de Foucault ou Deleuze, la folie et ce qu’elle dit, en creux, de notre société.
Autour du livre 👉 Interview de Joy Sorman à découvrir ici 🎧 Entretien avec Augustin Trapenard sur France Inter à écouter ici
3/ Et des BD pour buller
Vous avez prévu de passer tout l’été à bouquiner ? Vos désirs sont des ordres ! Voici nos plus belles découvertes dans la catégorie bande dessinée.
Les grands penseurs sont aussi, souvent, de bons conteurs, qui aiment utiliser des références imagées pour appuyer leurs idées et concepts. C’est en partant de ce constat qu’Étienne Garcin et A. Dan ont posé en dialogues et dessins des histoires philosophiques. Retrouvez dans Philosophix le mythe de la caverne de Platon, la tique de Deleuze, ou encore le danseur de corde de Nietzsche sous forme de fables illustrées, le tout invitant, l’air de rien, à la réflexion !
À l’échelle du transhumanisme, où nous situons-nous ? Grâce à L’Immortalité de Philippe Bercovici et Benoist Simmat, parcourez l’histoire du rêve le plus ancien et ancré de l’Homme : celui de n’avoir pas de fin, et de transcender sa propre nature. En confrontant Google à Léonard de Vinci, ou l‘homme nouveau soviétique à Paracelse, les auteurs esquissent une histoire de la pensée transhumaniste.
4/ Des podcasts qui font réfléchir
Finis les livres, on vous embarque dans le monde merveilleux du podcast avec 4 pépites à écouter avec attention cet été. Certains pourront même faire office de ressources en philosophie pour vos élèves à la rentrée !
Récit Si vous aimez les histoires vraies, Passages de Louie media est un podcast de récits de vie aux voix multiples ; en effet, pour chaque épisode, deux ou trois personnes confrontent leurs points de vue sur la même histoire. Une manière de s’approcher au plus près d’une forme de vérité ?
Sur la plage Si la philo vous manque même en vacances, n’hésitez pas à écouter le podcast de la chronique Philosophie de Thibaud de Saint-Maurice sur France Inter, qui mixe sans complexes vie quotidienne, actualité et pensée philosophique en 5 minutes chrono !
Art de vivre Un peu dans la même veine (mais pas vraiment), le podcast Philosophy is sexy de Marie Robert, prof de philo, approche les grands concepts de manière simple, légère et toujours du point de vue du vécu, afin de leur donner corps mais surtout nous faire réfléchir sur nos vies.
Langage Enfin, le podcast Fracas s’intéresse aux mots et à la manière dont on prend la parole, pour parfois dire l’indicible. Au travers de thématiques comme le féminisme, la mort ou encore la surdité, Fracas questionne le langage et sa mise en actes dans l’espace public.
5/ Musique, Maestro !
Pour finir, nous vous avons concocté une courte playlist Spotify, un peu particulière… Car imprégnée – avec humour – de la pensée des philosophes qui vous accompagnent au quotidien.
Vous pouvez en retrouver tous les titres, références et ressources de philosophie ici !
Bonus
Dernière chose avant de vous quitter… N’oubliez pas de DÉCROCHER cet été 🤸♀️
Dessin humoristique de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD
Si cet article vous a plu, vous pouvez retrouver des ressources pour d’autres matières sur la page d’accueil de #ProfPower. Si nos manuels vous intéressent, direction notre site, Lelivrescolaire.fr !
Dans votre valise cet été, on vous propose d’emporter quelques ressources de mathématiques : des podcasts, des livres, des films… De quoi passer d’excellentes vacances !
1/ Nos conseils films
Les cinémas étaient peut-être fermés mais de petites pépites ont vu le jour pendant les confinements… Découvrez nos coups de cœur de 2020-2021 !
En 2014, Maryam Mirzakhani devient à la fois la première femme et la première Iranienne à recevoir la médaille Fields. Secrets of the Surfacerelate la vie et le travail mathématique de Maryam Mirzakhani, décédée en 2017. À travers les témoignages de scientifiques du monde entier, de collègues et d’étudiants, ce film revient sur ses études, son succès au sein de l’équipe iranienne des Olympiades mathématiques et ses découvertes qui ont fait d’elle un modèle pour toute une génération. Le film est disponible sur Zala Films avec des sous-titres en français.
Thomas Pesquet : objectif Mars revient sur le séjour du spationaute à bord de l’ISS qui fut rythmé par une multitude d’expériences scientifiques. Avant d’envoyer des missions habitées sur Mars, il reste encore à la science une longue liste de problèmes à résoudre, du système de propulsion de la fusée aux dommages causés par l’apesanteur sur les organismes humains, en passant par la mise au point de nouveaux matériaux contre les radiations cosmiques. Vaste programme. Le film est disponible gratuitement sur Arte jusqu’au 09/10/2021.
🎁 Psssttt ! Il faudra patienter jusqu’en 2022 pour voir The Batman réalisé par Matt Reeves au cinéma. En attendant, nous ne résistons pas à l’envie de vous soumettre cette équation dénichée à l’effigie du super-héros !
2/ Vos lectures de l’été
Les nombres s’invitent au milieu des mots ! Faites votre choix parmi nos livres préférés, à dévorer pendant les vacances ou à garder en ressources mathématiques pour la rentrée…
Après Et si…? dans lequel l’auteur résolvait les questions les plus absurdes avec toute la rigueur scientifique possible, cet opus tout aussi saugrenu procède en sens inverse. Dans Et comment….?, il invente les réponses les plus scientifiquement délirantes aux questions de tous les jours ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Le Cnam accueille début juillet le congrès scientifique TimeWorld consacré, pour cette édition, au hasard. L’occasion de vous suggérer la lecture de l’essai Pourquoi moi ?dans lequel une armée de scientifiques issus d’horizons variés – médecine, physique, anthropologie, philosophie, informatique, etc. – décryptent en 30 questions le thème du hasard. Vertigineux !
De l’abeille géomètre au Rubik’s Cube, de la feuille A4 à l’âge du capitaine… les mathématiques peuvent surprendre par leur simplicité, leur profondeur poétique, et l’enthousiasme qu’elles peuvent susciter. À découvrir au gré des articles qui composent les 800 pages de ce Dictionnaire amoureux des mathématiques!
Qu’est-ce que prouver et comment s’y prend-on ? Par l’absurde, par récurrence, par construction, par contre-exemple, etc. Dans son ouvrage C.Q.F.D., Yan Pradeau lève le voile sur une activité essentielle des mathématiciens et illustre 21 façons de démontrer !
3/ Une web-série à picorer
Data science vs Fake est LA série phare pour ados d’Arte qui entend lutter contre les idées reçues et les fausses informations. Fonte de la banquise, vaccination, tri sélectif, moins bons résultats des filles en sciences… En 35 épisodes de 3-4 minutes, la web-série détricote les rumeurs et transforme les millions de chiffres présents sur la toile en images animées, visuellement et scientifiquement exactes. Belle illustration du traitement analytique qui peut être fait de nos données !
4/ Un tour du monde des ressources de mathématiques
Que vous ayez fait le choix de rester en France ou de partir à l’étranger cet été, voici un tour du monde (non exhaustif) des musées mathématiques ou comportant des collections autour des mathématiques à travers le globe ! Tenté·e par l’une des 54 destinations ou simplement piqué·e par la curiosité, retrouvez la liste et les liens de tous ces musées par ici.
Et pour une découverte 100 % virtuelle d’objets mathématiques, découvrez Virtual Math Museum, un site développé par un groupe international de mathématiciens appelé le 3DXM Consortium. Hypnotique ! [Source en anglais]
5/ Des podcasts à écouter pendant l’été
Passez de vulgarisation scientifique à physique théorique tout en faisant le plein de sciences en moins de 4 minutes !
L’oreille mathématique est le podcast radio de l’Institut Henri Poincaré dédié aux mathématiques et à la physique théorique. On y parle d’enseignement, de vocations, de recherche en mathématiques, de ses interactions avec les autres disciplines, en donnant la parole à des visages de la communauté scientifique actuelle.
Podcast Scienceest un podcast de vulgarisation scientifique. Au rythme d’un épisode par semaine depuis septembre 2010, rien qu’en mathématique, le panel des sujets abordés est large. Des nombres complexes aux liens entre maths et musique, en passant par la théorie des nœuds… Plus de 400 épisodes pour satisfaire la curiosité de tous.
Vous ne le connaissez peut-être pas, mais vous avez sans doute déjà vu ce logo sur une plateforme d’écoute. Choses à savoir comptabilise 3 millions d’écoute par mois. Le principe ? Une question qu’on se pose tous et une réponse pédagogique en moins de 4 minutes. Le concept a été adapté pour la culture scientifique avec Sciences : choses à savoir. Sans fioriture, simple, efficace !
6/ Top 3 des ressources de mathématiques partagées sur Facebook
Notre laboratoire Python : accessible gratuitement sur notre site Internet pour apprendre le code ;
Le site Multimaths de Christophe Auclair : des applications mathématiques gratuites, sans publicité, et en conformité avec le RGPD pour le primaire et le collège.
7/ Musique, Maestro !
On vous laisse finalement en musique avec une playlist Spotify concoctée spécialement pour vous rendre heureux 🎶 ! Jacob Jolij, chercheur en neurosciences à l’université de Groningen, a mis au point une équation censée évaluer la capacité d’une chanson à nous rendre heureux. À partir de trois facteurs – tempo, contenu positif des paroles, tonalité majeure – il a établi un classement des titres ayant trusté les hit parades et répondant à ces critères précis. De quoi avoir le sourire pour ces deux mois d’été ! 😄
Bonus
Dernière chose avant de vous quitter… N’oubliez pas de DÉCROCHER cet été 🤸♀️
Dessin humoristique de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD
Si cet article vous a plu, vous pouvez retrouver des ressources pour d’autres matières sur la page d’accueil de #ProfPower. Si nos manuels vous intéressent, direction notre site, Lelivrescolaire.fr !
Tout d’abord, on espère que vous avez plein de projets pour cet été et que votre programme inclut repos et détente. Pour vous accompagner durant ces deux mois, nous avons prévu une belle sélection de ressources de SES. Mais attention, ce n’est pas pour travailler ! Profitez en toute tranquillité des livres, films, podcasts ou encore expositions en lien avec votre matière 😎
1/ Nos séries et films coups de cœur en 2021
À revoir sur Arte ou à visionner au cinéma, découvrez notre sélection spéciale éco et société !
Nomadland, c’est l’histoire d’une rupture. Rupture tout d’abord avec le monde de l’emploi, avec en toile de fond l’effondrement économique de la cité ouvrière où vit Fern, ancienne enseignante. Rupture ensuite avec la société, puisque la protagoniste décide d’adopter une vie nomade dans son van baptisé “Vanguard” (“avant-garde”). Bluffant par sa photographie (le film se déroule au cœur de l’Ouest américain et de ses paysages à couper le souffle), Nomadland est un road movie bouleversant qui éclaire d’un autre regard notre société,à l’aune de récits de vie iconoclastes.
Qu’est-ce que le travail ? Qu’apporte-t-il à la société, aux individus ? Comment fonctionne l’économie mondiale, et quelles en sont les opacités ? À l’occasion des 200 ans de la naissance de Karl Marx, et à l’heure où le néolibéralisme traverse une crise profonde, Arte interroge 21 chercheurs provenant de quatre continents dans le documentaire “Travail, salaire, profit” pour donner une définition la plus large et transparente possible du monde du travail et des concepts fondamentaux de l’économie. Un documentaire passionnant décliné en 6 sections : Travail, Emploi, Salaire, Capital, Profit et Marché.
2/ Deux livres à emporter
Passez de l’économie française du XVIe siècle à des destins bousculés par une crise bien actuelle avec ces deux ouvrages sélectionnés pour vous.
Qu’est-ce que le travail ? Qu’apporte-t-il à la société, aux individus ? Comment fonctionne l’économie mondiale, et quelles en sont les opacités ? À l’occasion des 200 ans de la naissance de Karl Marx, et à l’heure où le néolibéralisme traverse une crise profonde, Arte interroge 21 chercheurs provenant de quatre continents dans le documentaire “Travail, salaire, profit” pour donner une définition la plus large et transparente possible du monde du travail et des concepts fondamentaux de l’économie. Un documentaire passionnant décliné en 6 sections : Travail, Emploi, Salaire, Capital, Profit et Marché.
Comment transmettre ses valeurs à ses enfants ? Quelles sont les limites de l’amour filial et de l’acceptation dont un père peut faire preuve envers ses enfants ? Ce qu’il faut de nuit est un roman où trois hommes, un père et ses deux fils (Fus et Gillou) évoluent chacun à leur manière au cœur de problématiques sociales et économiques, l’histoire se déroulant dans le bassin lorrain, territoire frappé de plein fouet par la désindustrialisation. Un roman qui questionne l’influence du collectif sur les destins individuels. Ce qu’il faut de nuit est le premier roman de Laurent Petitmangin. Et, espérons-le, pas le dernier.
Si vous êtes de passage dans la capitale durant l’été, nous vous conseillons de vous rendre à la Cité de l’Économie de Paris. Direction l’exposition “Largo Winch, aventurier de l’économie” !
Au programme : décryptage du fonctionnement de l’économie, des places boursières et des marchés, le tout en compagnie du milliardaire le plus célèbre du monde de la BD ! Si vous enseignez en région parisienne, vous pourrez même y emmener vos élèves : l’exposition prend fin le 31 décembre 2021. Une sortie qui peut également s’intégrer à vos ressources de SES de la rentrée !
4/ Une BD à lire et admirer
Le chômage de masse, un choix politique ? Découvrez cette enquête journalistique menée par Benoît Collobat et Damien Cuvillier sur les politiques pour l’emploi menées depuis le début des années 80, sous forme de bande dessinée. Émaillé de témoignages d’anciens ministres, présidents de la République ou encore d’universitaires, Le choix du chômage démontre de quelle manière, au fil du temps, l’économie est tombée entre les mains de la finance.
Spla$h est un podcast d’actualité traitant de sujets sensibles vus par le prisme d’Emmanuel Martin, professeur d’économie et de sociologie. Dans un autre registre et pour prendre une bouffée d’optimisme, ruez-vous sur Impact positif. Plongez au coeur du quotidien de personnalités ayant un impact constructif sur la société et le monde qui les entoure.
Et vous, Entendez-vous l’éco ? Retrouvez ce classique de France Culture qui éclaire chaque jour l’économie actuelle et son retentissement sur la société. Pour terminer, nous avons gardé pour la fin l’ovni de cette sélection : Super écolo, proposé par Arte Radio, qui pousse à leur paroxysme les idées d’un homme qui ferait tout pour sauver le monde d’une fin certaine… Un podcast sous forme de fictions à mourir de rire !
Bonus (hors ressources SES !)
Dernière chose avant de vous quitter… N’oubliez pas de DÉCROCHER cet été 🤸♀️
Dessin humoristique de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD
Si cet article vous a plu, vous pouvez retrouver des ressources pour d’autres matières sur la page d’accueil de #ProfPower. Si nos manuels vous intéressent, direction notre site, Lelivrescolaire.fr !
L’heure des vacances a enfin sonné ! On a pour habitude de partager avec vous des ressources d’histoire-géographie à présenter à vos élèves. Cette fois-ci, notre sélection s’articule autour d’un seul et même objectif : vous faire plaisir et vous accompagner tout au long de l’été ! À écouter, à lire ou à admirer, faites le plein de médias feel good.
1/ Nos films coup de cœur en 2021
Un documentaire tout juste sorti en salle, un film historique disponible sur Netflix… Vous voilà paré pour organiser une soirée ciné pendant vos congés d’été !
Dans Douce France, des lycéens du 93 mènent une enquête avec leur classe sur le projet Europacity, un gigantesque parc de loisirs qui implique d’urbaniser les terres agricoles proches de chez eux. Ils partent donc à la rencontre d’habitants, de promoteurs immobiliers et d’élus. Quelles activités choisir pour leur territoire et quels impacts sur leurs vies ? En plus de découvrir ce documentaire en salles pendant les vacances, des séances de ciné-débats sont prévues durant l’été.
The Dig, adapté du roman éponyme de John Preston, lui-même inspiré d’une histoire vraie, s’intéresse au travail de Basil Brown, un archéologue autodidacte. Ce dernier découvre les restes d’un bateau-tombe anglo-saxon sur l’immense propriété de sa cliente, Edith Pretty. Ce trésor historique, déterré à l’aube de la guerre, suscite particulièrement l’intérêt du British Museum…
2/ Vos lectures de l’été
Sur la plage, dans un parc ou simplement sur votre canapé, bouquinez les livres qu’on a sélectionnés pour vous ! Que vous soyez plutôt BD, biopic ou ouvrage scientifique, vous trouverez forcément votre bonheur.
Shanghai Chagrin vous invite dans l’une des plus grandes villes du monde ! Dans cette BD, on suit le périple de Léopold Prudon, qui part s’installer en Chine après la mort de son père, espérant que ce nouvel environnement l’aide à faire son deuil. Le lecteur découvre, avec lui, l’immensité de la ville à travers des dessins épurés en noir et blanc, tandis que la poésie du texte vient sublimer les paysages urbains et les passants anonymes qui se perdent dans la masse de la métropole asiatique.
Cette nouvelle édition, sortie en janvier 2021, a été revue et augmentée d’un cahier supplémentaire pour vous offrir un véritable Voyage en Égypte ancienne. Rigueur scientifique et évocation artistique s’allient pour reconstruire cette civilisation grandiose. 75 tableaux prennent vie grâce aux découvertes archéologiques, commentaires sur l’architecture et éléments de contexte politique, historique et mythologique. Pour compléter votre lecture, vous pouvez visiter les pyramides sans quitter la France grâce à la réalité virtuelle de Flyview Paris.
Publiée pour la première fois en 2014, la BD Entre les lignes est, depuis cette année, disponible au format Ebook. Vous pouvez donc suivre, sur votre liseuse, les pas du Lieutenant Marceau Lafougère, un instituteur devenu soldat durant la Première Guerre mondiale. En cherchant son régiment d’infanterie, il tombe sur une salle de classe désertée et se remémore avec nostalgie sa vie d’avant. Grâce à des textes et images d’archives, l’album vous emmène entre histoire et fiction.
Pour finir, dans Je veux me battre partout où il y a de la vie, découvrez le portait de Clara Zetkin, militante féministe, pacifiste, révolutionnaire et antifasciste. Grâce à une traduction entièrement revisitée par Marie Hermann et de nouveaux textes ajoutés par la journaliste et historienne Florence Hervé, cet essai retrace le parcours de vie de la fondatrice de la Journée internationale des Droits des Femmes et lui donne une nouvelle dimension.
3/ Des visites à travers le temps et l’espace
Voyager à travers les siècles ou autour du monde sans partir de chez vous ? C’est enfin possible grâce aux nombreux musées et lieux culturels qui proposent des visites virtuelles ! Découvrez nos favoris ci-dessous.
Vous avez peut-être déjà entendu parler de la chaîne YouTube “C’est une autre histoire” ? Manon Bril y décrypte l’Histoire de façon drôle et engagée. Pendant les vacances, nous vous proposons donc une petite séance de rattrapage pour découvrir sa série animée. Tous les mercredis, un épisode est publié et doublé par des acteurs, humoristes ou encore créateurs de contenus. L’occasion de traiter de cannibalisme, de monstres japonais ou de trésors enfouis en toute légèreté ! Et peut-être même d’utiliser ses vidéos en ressources d’histoire-géographie à la rentrée…
5/ Des podcasts sur l’Histoire
Pour la route des vacances ou simplement à écouter à la maison, découvrez nos podcasts préférés de 2021 ! Culture, histoire et humour : on parle évidemment de Culture 2000 ! En effet, durant environ 1h, les quatre animateurs reviennent sur un événement, une œuvre ou une figure historique. Grâce à La Petite Histoire, découvrez l’origine de différents personnages de fiction : Batman, Spirou, Quasimodo, Calamity Jane… Ont-ils réellement existé, sont-ils inspirés de vraies personnes ou sortent-ils totalement de l’imagination de leur créateur ?
Vous aimez le Moyen Âge ? Vous allez adorer Passion Médiévistes ! À chaque épisode, un étudiant en master ou en thèse vient parler du sujet dont il est spécialiste : arts, grands personnages, histoire politique, géographie… La période dans son intégralité est traitée avec passion ! Quant à Magma, ce ne sont pas des chercheurs, des scientifiques ou des historiens qui s’expriment mais bien des témoins de l’Histoire. Les années SIDA, la coupe du monde 2018, la chute du mur de Berlin, la marche pour l’égalité et contre le racisme… Les épisodes nous montrent comment ces événements marquants ont pu changer la trajectoire d’une vie, entre faits historiques et ressenti personnel.
6/ Top 3 des ressources d’histoire-géographie partagées sur Facebook
Et pour finir, on vous laisse en musique avec une playlist Spotify concoctée spécialement pour vous 🎶 ! New York, Paris, Moscou, Marrakech, Perth, Maputo, Copenhague… De quoi vous faire voyager 😉
Bonus
Dernière chose avant de vous quitter… N’oubliez pas de DÉCROCHER cet été 🤸♀️
Dessin humoristique de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD
Si cet article vous a plu, vous pouvez retrouver des ressources pour d’autres matières sur la page d’accueil de #ProfPower. Si nos manuels vous intéressent, direction notre site, Lelivrescolaire.fr !
Le temps est bon, le ciel est bleu et vous quittez votre établissement pour deux mois de repos bien mérités ! Pour fêter ça, nous avons sélectionné des ressources d’anglais pensées spécialement pour vous. Bien sûr, elles pourront vous être utiles à la rentrée, mais elles sont surtout là pour vous divertir en toute légèreté pendant l’été ! Podcasts, lectures, films ou encore visites virtuelles… On partage avec vous nos coups de cœur de 2021 avant de vous souhaiter de très bonnes vacances !
1/ Des films historiques en VO
Même si vous pouvez retourner au cinéma, il est toujours agréable d’organiser une session Netflix à la maison. Désormais, plus besoin d’arpenter le catalogue à la recherche du film idéal : on vous présente deux pépites à découvrir en VOD sans plus attendre !
Judas and the Black Messiah nous raconte l’histoire de William O’Neal, infiltré au sein du Black Panther Party. Sa mission ? Se rapprocher de Fred Hampton, leader charismatique du mouvement révolutionnaire. Inspiré de faits réels, ce film nommé aux Oscars nous emmène au cœur des protestations qui ont agité la fin des années 60 aux États-Unis.
The Dig, adapté du roman éponyme de John Preston, lui-même inspiré d’une histoire vraie, s’intéresse au travail de Basil Brown, un archéologue autodidacte. Ce dernier découvre les restes d’un bateau-tombe anglo-saxon sur la propriété de sa cliente, Edith Pretty. Seulement voilà, ce trésor historique, déterré à l’aube de la guerre, suscite particulièrement l’intérêt du British Museum qui est prêt à tout pour mettre la main dessus…
À regarder pendant les vacances ou même à utiliser en ressources pour vos cours d’anglais à la rentrée !
2/ Des livres à dévorer
En effet, rien de mieux que d’avoir du temps pour soi pour lire un bon livre ! Avant de partir en vacances, faites un tour dans vos librairies de quartier afin de vous procurer ces deux petits chefs d’œuvres, tous deux sortis en avril 2021.
Tout d’abord, Maggie O’Farrell, écrivaine irlandaise, nous emmène au XVIe siècle sur les traces du jeune Hamnet, qui cherche désespérément un moyen de soigner sa sœur jumelle en l’absence de ses parents. Son père est à Londres, pour le travail, et il se pourrait bien que ce drame familial lui inspire l’une des pièces de théâtre les plus connues de tous les temps. 🎭
Savez-vous que 1984 existe désormais en roman graphique ? L’œuvre de George Orwell a finalement été adaptée par l’illustrateur brésilien Fido Nesti et est disponible en VO aux éditions Penguin Books. L’occasion de (re)découvrir ce monument du roman d’anticipation et de la dystopie !
3/ Des podcasts dans les oreilles
Munissez-vous d’une paire d’écouteurs et détendez-vous avec notre sélection de podcasts en langue anglaise. Par ailleurs, vous pouvez rester connecté avec la communauté du Livrescolaire.fr en vous abonnant à #ProfPower, notre podcast dédié à la pédagogie !
Tales s’intéresse aux origines des contes pour enfants et nous raconte ces légendes qui ne sont, finalement, pas si kids friendly… Pas besoin de vous expliquer de quoi parle le podcast Let’s talk about myths, baby! : vous l’avez compris, vous allez plonger au coeur de la mythologie grecque et romaine, le tout à travers une analyse féministe.
You’re dead to meest un podcast de la BBC où des comédiens racontent des faits historiques avec humour. You’re wrong about tente de rétablir la vérité sur des événements ou personnages marquants. Ils ont parfois été déformés par les médias ou mal interprétés par l’opinion publique et méritent donc d’être étudiés sous un nouveau jour.
4/ Des visites virtuelles pour voyager
Vous n’allez peut-être pas quitter la France cet été, mais nous vous offrons tout de même un tour du monde de nos lieux culturels préférés ! 🎨
Vous connaissez Paul Taylor ? Cet humoriste d’origine britannique vit à Paris depuis plus de 10 ans. Dans un spectacle à la fois drôle et incisif, il nous raconte ses difficultés avec la langue et la culture françaises. Faux-amis, problèmes de prononciation ou encore coutumes étranges, les différences entre l’Hexagone et le Royaume-Uni n’ont pas fini de vous faire rire ! En attendant de pouvoir réserver des places pour son nouveau show “So British, ou presque”, retrouvez “#Franglais” en intégralité sur YouTube.
6/ Top 3 des ressources d’anglais partagées sur Facebook
Ci-dessous, retrouvez les ressources partagées sur notre page Facebook Anglais – Lelivrescolaire.fr que vous avez le plus appréciées !
Les quiz de la BBC : des activités ludiques pour améliorer le vocabulaire de vos élèves.
Nos cartes “Jeu de rôle” : des outils pédagogiques et esthétiques pour faciliter le travail de groupe en classe.
7/ Musique, Maestro !
Pour finir, on vous laisse en musique avec une playlist Spotify concoctée spécialement pour vous 🎶 ! Soyez attentifs : un message personnalisé s’est caché parmi les titres des chansons choisies. 😉
Bonus
Dernière chose avant de vous quitter… N’oubliez pas de DÉCROCHER cet été 🤸♀️
Dessin humoristique de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD
Si cet article vous a plu, vous pouvez retrouver des ressources pour d’autres matières sur la page d’accueil de #ProfPower. Si nos manuels vous intéressent, direction notre site, Lelivrescolaire.fr !
Vous ne pouvez pas aller en Espagne pour les vacances ? Qu’à cela ne tienne : l’Espagne vient à vous ! Avec notre sélection de ressources d’Espagnol, prévoyez des séances de bingewatching, une session détente avec un bon livre dans les mains ou un bon podcast dans les oreilles, des visites virtuelles… Bref, l’essentiel pour passer un excellent été !
1/ Nos séries et films coup de cœur de 2021
On retrouve enfin nos chères salles de cinéma mais Netflix ne prend pas de vacances pour autant ! Sur le catalogue, découvrez sans plus attendre le film et la série qui nous ont marqués cette année.
Desenfrenadas est une série mexicaine qui conte l’histoire de quatre femmes que tout oppose. À l’occasion d’un road trip échevelé, elles vont se retrouver liées les unes aux autres. La série, légère en apparence, met le doigt sur les pressions subies par les femmes au sein de la société. Une série feel good avec de la profondeur, à emmener avec soi en vacances !
Adú, c’est l’histoire de trois destins entremêlés : Mateo, membre de la Guardia Civil, Gonzalo, homme travaillant pour une ONG, et Adú, un petit garçon migrant qui entreprend un voyage risqué vers l’Europe. Salué par la critique, ce film de Salvador Calvo a décroché quatre Goya, dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur espoir masculin.
2/ Vos lectures d’été
Vous êtes plutôt conte des temps modernes ou dystopie audacieuse ? On vous propose deux petits chefs d’œuvre littéraires, à dévorer sur la plage ou sur votre canapé.
Peut-on être trop heureux ? C’est la question posée par ce roman et plus particulièrement par le personnage de Guille, ce petit garçon généreux, souriant, enjoué, qui désire plus que tout devenir Mary Poppins. Si heureux et léger, Guille, qui ne souhaite rien que chanter et danser, que cela alerte tout d’abord son père, puis Sonia, son enseignante, puis enfin Maria, la psychologue de l’école. Cette dernière va petit à petit dévoiler les secrets de cet enfant au bonheur un peu trop visible… Un hijo d’Alejandro Palomas (titre français : Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins) est un roman coup de cœur très émouvant, ayant tous les atours d’un conte des temps modernes.
Imaginez un monde où une guerre bactériologique aurait rendu impossible la consommation de la quasi-totalité des animaux vivants. Un monde où les scientifiques auraient réussi à inventer une nouvelle espèce créée à partir du génome humain, destinée aux abattoirs. Un monde où le gouvernement totalitaire aurait réussi à convaincre la population de pratiquer une forme de cannibalisme légal en consommant ce bétail humain. Marcos travaille justement dans l’un de ces abattoirs. Un jour, il ramène chez lui une femme destinée à être consommée… Découvrez dès maintenant l’écriture d’Agustina Bazterrica, chirurgicale et brillante d’audace.
Plutôt tour du monde ou simplement interviews passionnantes ? Dans les deux cas, on a le podcast qu’il vous faut !
Si vous souhaitez voyager sans bouger de chez vous, découvrez le podcast Nomadas, une aventure sonore aux quatre coins du monde, des îles Fidji à Lausanne, et de La Mecque à Los Angeles. Et si vous préférez les émissions plus conversationnelles, n’hésitez pas à vous tourner vers Lo que tú digas : Àlex Fidalgo reçoit de nombreuses personnalités influentes (écrivains, cinéastes, philosophes…) dans le cadre original d’une interview brute et sans coupures.
Petit bonus : connaissez-vous notre podcast #ProfPower ? On y parle pédagogie et on essaye de vous inspirer tout au long de l’année ! Idéal pour piocher des ressources d’Espagnol à utiliser à la rentrée…
4/ Un tour au musée
Vous êtes de Paris ou vous passez par la capitale cet été ? Ça tombe bien car on a une exposition à vous proposer !
N’hésitez pas à aller faire un tour à l’exposition Les Olmèques et les cultures du golfe du Mexique proposée par le Musée du Quai Branly. Ainsi, vous aurez l’occasion de découvrir plus de trois cents pièces mettant en lumière la richesse de ce peuple précolombien ayant vécu jusqu’en 500 av. J-C. sur la côte du golfe du Mexique, entre traditions, rites et langages. L’exposition est co-organisée par la Secretaría de Cultura du Mexique et l’Instituto Nacional de Antropología e Historia (INAH).
5/ Des visites virtuelles pour compléter
Si vous ne quittez pas la France cet été, nous vous avons préparé un petit florilège de visites virtuelles de muséesetmonuments hispaniques ou latino-américains :
6/ Top 5 des ressources d’espagnol partagées sur Facebook
Pour clôturer l’année scolaire en beauté, nous avons compilé les ressources d’espagnol partagées sur notre page Facebook Hispamundo – Lelivrescolaire.frque vous avez le plus appréciées !
Finalement, laissez-vous aller sur les notes ensoleillées de La Yegros, chanteuse de cumbia, genre musical venu tout droit de Colombie et qui permettait à l’origine aux esclaves de transmettre leur mémoire et leur héritage.
Aujourd’hui largement popularisée, la cumbia fait danser toute l’Amérique latine !
Bonus
Dernière chose avant de vous quitter… N’oubliez pas de DÉCROCHER cet été 🤸♀️
Dessin humoristique de Fabrice Erre, enseignant et auteur de BD
Si cet article vous a plu, vous pouvez retrouver des ressources pour d’autres matières sur la page d’accueil de #ProfPower. Si nos manuels vous intéressent, direction notre site, Lelivrescolaire.fr !
L'équipe du Livrescolaire.fr a lancé son blog à destination des enseignants : un espace de veille, d'innovation, d'inspiration... pour VOUS !
Outils pédagogiques concrets, meilleures pratiques éprouvées et approuvées, décodage des réformes en cours... N'hésitez pas à commenter, proposer et faire vivre le collaboratif qui nous est si cher !
Écoutez notre nouveau Podcast
Continuité pédagogique : nos formations gratuites
En lien avec notre communauté de 3000 professeurs, notre équipe a préparé pour vous une sélection de fonctionnalités, de conseils et d’outils pour vous aider à maintenir un service de continuité pédagogique.
Pour la recevoir tous les mois, inscrivez-vous par ici :)
Rejoindre la communauté
Vous souhaitez participer à l'aventure Lelivrescolaire.fr au sein d'une communauté de plus de 3000 professeurs auteurs et co-auteurs de nos manuels scolaires ? Écrivez-nous à : contact@lelivrescolaire.fr
Pour plus d'informations sur notre maison d'édition, cliquez ici.